Baromètre de l’épargne 2008 : retour à la prudence ?

2{Baromètre de l’épargne 2008 : retour à la prudence ?2}

L’institut TNS-Sofres a rendu publics, le 28 février dernier, les résultats du " baromètre de l’épargne" réalisé pour La Banque Postale et le journal Les Echos. Dans un climat d’instabilité financière, les Français semblent à la fois se passionner pour la Bourse et revendiquer une stratégie d’épargne marquée à nouveau par un retour à une plus grande prudence. Zoom sur les résultats.

2{L’investissement en actions : en perte de vitesse2}

Selon l’étude TNS-Sofres, 33% des personnes interrogées déclarent être intéressées par la situation des marchés financiers et par le contexte boursier actuel. Soit une progression de 9 points par rapport aux résultats de juin 2007 ! Les Français passent ainsi devant les Anglais (26 %) et les Italiens (11 %).
Si 33 % des Français se disent séduits par l’actualité boursière, leur méfiance s’est nettement accrue lorsqu’il s’agit d’y investir leur épargne. Ainsi, face aux successifs reculs du CAC 40 (l’indice de la Bourse de Paris), 80 % des Français pensent que c’est plutôt un mauvais moment pour placer une partie de son épargne en bourse et 17 % seulement pensent que c’est un bon moment. Niveau record pour ce sondage qui est effectué tous les 6 mois depuis 2004. En juin 2007, 56 % seulement pensaient que c’était un mauvais moment et 24 % un bon moment. Du côté des actionnaires, moins d’un quart se disent prêts à investir sur les marchés. 87 % des Français en concluent que les actions sont un placement risqué (80% il y a 6 mois). Sentiment partagé par plus d’un tiers des porteurs d’actions.
Une fois de plus, les Français privilégient la sécurité et se tournent vers des placements jugés plus « sûrs ». Ils sont ainsi 56 % à faire le choix de l’assurance-vie contre 27 % (33 % en juin 2007) pour un portefeuille en actions, et seulement 21 % pour des fonds communs de placement (26 % lors de la dernière étude).

2{Un intérêt pour la crise financière2}

Les Français n’ont pas été insensibles à la crise en cours. 51 % des sondés ont entendu parler des « subprime » et plus de ¾ des cadres ont identifié cette problématique comme étant importante. Mais à ce stade ils considèrent que cette crise a peu de répercussions directes sur leur situation personnelle et la gestion de leurs comptes.
Seuls ¼ des personnes interrogées pense que cela aura des répercussions sur la santé financière de leur banque, 27 % estiment que cela agira sur leur comportement d’épargnant et 19 % sur leur intention de contracter un crédit à la consommation.

2{Une épargne de précaution2}

Sensibles au contexte de dégradation économique. les Français privilégient l’épargne de précaution. Ainsi, 53 % des Français (le plus haut niveau depuis quatre ans, date des premiers résultats) ont mis de l’argent de côté ces derniers mois même si 80 % d’entre eux déclarent qu’il est de plus en plus difficile de le faire. A titre de comparaison, les Italiens sont 88 % à le penser contre 55 % pour les Anglais.

Voir l'article : "Identifier les motifs de son épargne"

En ce qui concerne les intentions d’épargne, 60 % des personnes interrogées prévoient d’épargner dans les trois prochains mois pour faire face à d’éventuels coups durs.

Voir en ligne :

http://www.lesechos.fr/medias/2008/0307//300247630.pdf

Créé le 13 mars 2008
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