ISR : près de 150 milliards d’encours

En 2012, les encours gérés en France relevant de l’Investissement Socialement Responsable (ISR) s’élèvent à 149 milliards d’euros. Ce marché est encore en hausse mais sa croissance ralentit, selon l’étude annuelle de Novethic. Et les particuliers sont de moins en moins présents sur ce segment. 

Un marché encore en hausse 

L’évolution du marché de l’ISR en France

Lecture du graphique : En 2011, les encours ISR sur le marché français était de 115,3 milliards d’euros soit une progression de 69 % par rapport à 2010. En 2012, ces encours atteignent 149 milliards d’euros soit une hausse de 29 % en un an. 

Les caractéristiques du marché de l’ISR en France 

Un marché qui n’attire pas les particuliers 

Le marché de l’ISR en France est largement dominé par les investisseurs institutionnels   Définition Les investisseurs institutionnels (surnommés les « zinzins ») sont des organismes qui collectent l’épargne des particuliers et qui la placent sur les marchés financiers. Il s’agit principalement des sociétés d’investissement, des caisses de retraite (fonds de pension), des banques et des sociétés d’assurance.
 qui ont investi pour plus de 107 milliards d’euros dans des produits ISR, soit 72 % des encours. Parmi ces investisseurs institutionnels, les assureurs sont particulièrement représentés : 44 % d’entre eux sont des compagnies d’assurance privées.

La part des particuliers est en diminution constante, elle a encore perdu 2 points en un an. C’est l’épargne salariale et l’obligation de présenter au moins un fonds ISR dans les investissements possibles pour les salariés, qui soutient l’ISR auprès des particuliers : 29 % de l’épargne salariale est  désormais investis en fonds ISR (17,1 milliards d’euros).

La méconnaissance de l’ISR par les particuliers explique leur absence sur ce marché. 

Un marché dominé par les obligations 

Les actifs ISR sont principalement des obligations   Définition Une entreprise (une collectivité publique ou l’Etat) peut solliciter un emprunt en émettant des obligations. L’obligation représente une fraction de cet emprunt. En contrepartie, de son investissement, le détenteur de l’obligation percevra des intérêts, que l’on nomme « coupons ». Il s’agit en tant que tel d’un titre de créance cessible, pouvant même faire l’objet d’une cotation en Bourse. Mais elle ne confère ni de droit de vote ni de droit aux dividendes au sein de la société émettrice, contrairement à l’action.
. Plus de la moitié des encours ISR est détenue sous forme d’obligations alors que les actions ne représentent que 20 % des encours. Les obligations sont en effet réputées plus stables et plus sûres que les actions. De plus, la zone euro est le lieu d’investissement préférée des investisseurs ISR : elle concentre 66 % des encours.

Un marché très concentré

Le marché de l’ISR est particulièrement concentré. Plus de 65 milliards d’euros, soit plus de 40 % du total des encours, sont gérés par une seule société de gestion : Amundi AM (groupe Crédit Agricole).

Créé le 08 avril 2013
© IEFP - la finance pour tous
 
 
institut pour l'éducation financière du public

lettre d’information MENSUELLE - ABONNEZ-VOUS !