L’assurance-vie : un placement en vue de la retraite ?

Constituer un capital sur le long terme en vue de la retraite est la première motivation des détenteurs d’un contrat d’assurance-vie. Tel est le principal enseignement d’un sondage réalisé en avril 2010 par le CSA pour la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) et le groupement des entreprises mutuelles d’assurances (Gema) rendu public fin juin 2010.

Ce placement est aussi un bon instrument de transmission d’un capital, grâce à des règles fiscales et de succession particulières. Bref, c’est le placement préféré des Français, qui y consacrent près de 100 milliards d’euros par an, soit la majeure partie de leur épargne financière (en dehors des placements sur livrets. Au 1er Juillet 2010, 1 250 milliards d’euros étaient investis en assurance vie en France, sur un total d’actifs financiers de 3 200 milliards d’euro.

Le sondage prend en compte les détenteurs de contrats d’assurance vie « actifs », c’est-à-dire les personnes ayant effectué au moins un versement au cours des douze derniers mois. Il fait le point sur les très nombreux détenteurs de contrats et leurs motivations.

Qui sont les détenteurs (actifs) de contrats d’assurance-vie ?

Les détenteurs de contrats d’assurance-vie sont à faible majorité des hommes (53 %) et 63 % d’entre eux sont âgés de 35 à 64 ans. Ils se retrouvent dans l’ensemble des catégories socioprofessionnelles, avec notamment 28 % de retraités, 16 % d’employés et 12 % d’ouvriers.

Les revenus réguliers (professionnels et pensions) aliment 81 % des contrats et 65 % font l’objet de versements réguliers. La majorité des détenteurs (90 %) prévoient d’utiliser les sommes épargnées dans un horizon supérieur à 4 ans.

Pourquoi détenir un contrat d’assurance-vie ?

Les personnes interrogées pouvaient bien sûr donner plusieurs réponses. Elles disent 56 % détenir une assurance vie dans le but de se constituer une épargne en vue de leur retraite (68 % pour les non retraités). Ils en font même leur objectif principal pour 43 % d’entre eux (54 % pour les non retraités). 20 % répondent qu’il s’agit aussi d’épargner en cas de dépendance.

Au total, 66 % des personnes interrogées font de la retraite et de la dépendance des objectifs déterminants de détention d’un contrat d’assurance-vie.

Le deuxième grand motif de détention d’une assurance vie est la transmission d’un capital après son décès (28%). Par ailleurs, 37% considèrent l’assurance vie comme un placement, 22% comme un outil d’épargne de précaution à court terme et Cette étude apporte donc de l'eau au moulin des sociétés d’assurances et de la FFSA, qui prêche pour la transformation d'une assurance-vie « classique » souscrite depuis plus de huit ans en « assurance-vie retraite » avec sortie en rentes versées à partir de l'âge de la retraite.

Créé le 16 juillet 2010
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