La croissance française stagne au deuxième trimestre et l’épargne augmente

Après un premier trimestre « dynamique », la croissance française a stagné au deuxième trimestre, confirmant les chiffres provisoires de l’Insee publiés le 12 août.

Le PIB   Définition Indicateur économique mesurant les richesses créées dans un pays sur une période donnée.
Il correspond à la somme des valeurs ajoutées dégagées par les entreprises financières et non financières, les collectivités publiques, les ménages et les associations à but non lucratif résidant dans ce pays, soit la totalité de la production de biens et services réalisée sur la période considérée dans un pays donné.
La variation du PIB sur une période donnée est l’indicateur le plus couramment utilisé pour mesurer la croissance économique
s’est stabilisé au deuxième trimestre 2011 après la hausse de 0,9 % observée au premier trimestre. Cette stagnation s’explique notamment par le recul des importations (-0,9 % contre 3,2 % au 1er trimestre) et une baisse de 0,7 % des dépenses de consommation des ménages qui avaient augmenté de 0,4 % en janvier-mars. Les exportations sont stables. En conséquence, le solde commercial a contribué positivement à la croissance du deuxième trimestre (+0,3 point contre -0,5 point au premier trimestre).

« Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) contribue négativement à l’évolution du PIB ce trimestre (–0,3 point, après +0,5 point au premier trimestre) » souligne par ailleurs l’Insee.
En ce qui concerne la variation des stocks des entreprises, elle n’a pas contribué à une variation du PIB au deuxième trimestre, après avoir contribué pour +0,8 point au trimestre précédent, précise l’Insee.

Le Revenu Disponible Brut (RDB) et le taux d’épargne des ménages français ont en revanche progressé ce trimestre. Le RDB a continué sa croissance passant de +0,9 % au 1er trimestre à +1,2 % entre avril et juin. Le pouvoir d’achat accélère sa hausse au deuxième trimestre et passe de 0,2 % à 0,6 %, résultat du ralentissement des impôts sur le revenu et sur le patrimoine.

Le taux d’épargne des ménages a quant à lui progressé de 1,1 points passant de 15,9 % à 17 %, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis le troisième trimestre de l’année 2009.

Lire le communiqué de l’Insee

Créé le 30 septembre 2011
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