Le Crédit Immobilier de France sauvé par l’État

Crédit Immobilier de France

Le 1er septembre, l’État a annoncé qu’il apportera une garantie de 4,7 milliards d’euros au Crédit Immobilier de France (CIF). Ce n’est pas le premier sauvetage d’une banque par l’État français.

Le CIF, une banque pas comme les autres

Le CIF est un établissement de crédit d’un type particulier (adhérent à l’ASF) spécialisé dans le crédit immobilier. Il accorde uniquement des prêts immobiliers aux particuliers, notamment aux ménages les plus modestes.

Il ne fonctionne pas du tout comme les autres banques : il ne dispose d’aucun dépôt de ses clients. Pour se financer, il dépend très largement des financiers et est donc de ce fait très fragilisé par les temps qui courent.

Le CIF dans une situation périlleuse

En difficulté depuis le mois de mai, le CIF a vu sa situation se dégrader très fortement à la fin du mois d’août. D’une part, l’ agence de notation   Définition Les agences de notation financière sont des entreprises indépendantes qui établissent, une appréciation du risque de solvabilité financière d’une entreprise, d’un Etat, d’une collectivité locale (communes, départements, régions) ou d’une opération financière. Le rôle des agences de notation est de mesurer le risque de non remboursement des dettes que présente l’emprunteur.
Chaque agence possède son système de notation. Schématiquement, les notes s’établissent de A à D avec des échelons intermédiaires. Les notes peuvent être ainsi accompagnées d’un « + » ou « - » ou encore d’un « 1 » ou « 2 ».
Moody’s a dégradé sa note de trois crans. Cela lui a fermé les portes des marchés financiers, il ne peut plus se financer. D’autre part, la Banque Postale a refusé de racheter le CIF. Risquant le défaut de paiement, le CIF s’est adressé à l’État pour obtenir de l’aide.

Le sauvetage par l’État

L’État a décidé de soutenir le CIF en lui apportant une garantie de 4,7 milliards d’euros.

En contrepartie, l’État demande à l’établissement de ne plus accorder de nouveaux prêts. Son activité doit donc progressivement disparaître.

L’État, bouée de sauvetage des banques ou des assurances

Le cas le plus récent est celui de l’assureur Groupama qui a été renfloué par la Caisse des Dépôts à la fin de l’année dernière.

Le cas le plus grave restant celui du groupe Dexia.

En 2009, au plus fort de la crise, l’État a prêté entre 3 et 7 milliards à la BNP-Paribas, la Société Générale, la Caisse d’Épargne et la Banque Postale. Depuis, tous ces crédits ont été remboursés par les banques.

On rappellera que dès 1995, c’est le Crédit Foncier de France qui avait connu des difficultés. Cet établissement a été obligé de s’adosser au groupe Caisse d’Épargne pour survivre.

Enfin, on se souvient du scandale du Crédit Lyonnais dans les années 1990.

Créé le 05 septembre 2012
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