Pas de hausse du taux du Livret A en février

Livret A

A compter du 1er février 2012, le nouveau taux du Livret A aurait pu augmenter à 2,75 % compte tenu de son mode de calcul ; mais le gouverneur de la Banque de France et le gouvernement préfèrent maintenir son taux au niveau actuel de 2,25 %, pour cause d’anticipation d’une future baisse de l’inflation courant 2012.

Tous les 15 janvier et 15 octobre, la Banque de France recalcule le taux du Livret A, pour une mise en œuvre quinze jours plus tard, selon une formule qui tient compte des taux de marché et de l’inflation. L’objectif est de protéger l’épargne populaire de l’inflation puisque celle-ci est automatiquement répercutée sur le taux du livret A.

Avec la hausse des prix vécue au cours des douze derniers mois (inflation de 2,4 % sur un an en décembre), une hausse du Livret A était mathématiquement acquise. Le nouveau taux aurait ainsi dû être de 2,75 % au lieu de 2,25 % comme actuellement. 
Toutefois, les textes prévoient que le gouverneur de la Banque de France peut déroger à cet ajustement automatique s’il estime que des circonstances exceptionnelles le justifient ; le taux reste alors au niveau précédent. En l’occurrence, anticipant une baisse sensible de l’inflation et donc une prochaine baisse du taux d’épargne qui pourrait ramener le taux d’épargne à son niveau actuel, il a recommandé de ne pas appliquer la méthode de calcul de revalorisation du taux de rendement. Recommandation suivie par le ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, François Baroin.

C’est quand même plus de 60 millions de personnes en possession d’un Livret A, pour des dépôts dépassant les 190 milliards d’euros, qui auraient profité d’une hausse, même passagère, de leur épargne.

Détail du calcul mathématique du Livret A et du LEP

Le taux d’intérêt du Livret A est l’indice le plus élevé, arrondi au quart de point le plus proche, entre : 

  • l’inflation des douze derniers mois mesurée par la variation sur les douze derniers mois connus de l’indice INSEE des prix à la consommation de l’ensemble des ménages, augmenté d’un quart de point, 
  • la moyenne arithmétique entre, d’une part, l’inflation des douze derniers mois et, d’autre part, la moitié de la somme de la moyenne mensuelle de l’EURIBOR 3 mois + la moyenne mensuelle de l’EONIA (pour le dernier mois connu). 

Sachant que la hausse ou la baisse de taux ne peut excéder 1,50 %.

Le communiqué de presse du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie.

Créé le 13 janvier 2012
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