Pouvoir d’achat : du ralentissement à la baisse en 2012

Pouvoir d'achat

Dans sa note de conjoncture de juin 2012, l’INSEE confirme les mauvais chiffres de l’économie française pour le premier trimestre de l’année et anticipe une année 2012 marquée par une croissance nulle et un pouvoir d’achat   Définition Le pouvoir d’achat est la quantité de biens et de services que l’on peut acheter avec ses revenus. Son évolution est liée à celle des revenus d’une part et à celle des prix d’autre part.
Si la hausse des revenus est supérieure à celle des prix, le pouvoir d’achat augmente. Dans le cas contraire, si l’augmentation des prix est supérieure à celle des revenus, le pouvoir d’achat diminue.
Source : INSEE
 en recul. 

Une croissance absente

La France a enregistré une croissance nulle au premier trimestre 2012. La production manufacturière a baissé de 0,8 %, l’activité commerciale de 0,4 % et la construction de 0,2 %. Seuls les services ont su se maintenir avec une croissance de 0,4 % et l’énergie (+ 2,1 %) du fait des  conséquences d’un hiver rigoureux sur les dépenses de chauffage. 

Selon l’INSEE, la croissance devrait encore être nulle au deuxième trimestre. L’amélioration ne devrait intervenir qu’en deuxième partie d’année et serait très relative : + 0,1 % au troisième trimestre, + 0,2 % au quatrième trimestre.

Cette très légère reprise serait due à une hausse des exportations suite  à la dépréciation   Définition Baisse de la valeur d’un actif (bien immobilier, action, devise, etc) en raison d’une offre plus importante que la demande sur le marché où il est négocié. Il ne faut pas confondre  avec une dévaluation   Définition Baisse du cours d’une devise par rapport aux devises étrangères, décidée par les autorités monétaires d’un pays ou d’une zone monétaire dans le cadre d’un régime de change fixe. L’objectif d’une telle décision est en général de réduire un déficit de la balance commerciale en diminuant le prix des produits exportés et en augmentant le prix des produits importés. (Voir aussi réévaluation   Définition Hausse du cours d’une devise par rapport aux devises étrangères, décidée par les autorités monétaires d’un pays ou d’une zone monétaire dans le cadre d’un régime de change fixe.
)
qui est une décision délibérée des autorités monétaires, et non pas une conséquence des conditions du marché. (NB : à ne pas confondre non plus avec la notion comptable de dépréciation d’un actif au bilan)
 de l’euro. La consommation des ménages devrait aussi enregistrer une légère croissance grâce à la baisse du taux d’épargne   Définition Le taux d’épargne représente la part du revenu des ménages qui n’est pas affectée à des dépenses de consommation.
. Cela signifie que les Français puiseraient dans leur épargne de précaution qu’ils ont accumulée ces dernières années pour maintenir leur niveau de consommation.

L’INSEE prévient que ces prévisions sont subordonnées aux solutions que les gouvernements apporteront à la crise des dettes souveraines européennes. De même les incertitudes sur l’évolution du prix du pétrole fragilisent ces estimations. Mais il y a un risque que ces anticipations soient trop optimistes, ce qui signifierait que la France entrerait en récession.

Une baisse du pouvoir d’achat en 2012

Depuis deux ans, le pouvoir d’achat   Définition Le pouvoir d’achat est la quantité de biens et de services que l’on peut acheter avec ses revenus. Son évolution est liée à celle des revenus d’une part et à celle des prix d’autre part.
Si la hausse des revenus est supérieure à celle des prix, le pouvoir d’achat augmente. Dans le cas contraire, si l’augmentation des prix est supérieure à celle des revenus, le pouvoir d’achat diminue.
Source : INSEE
 des Français a continué de progresser même faiblement : + 0,9 % en 2010, + 0,5 % en 2011. Cette année,c’est une baisse du pouvoir d’achat de 0,6 % qui est attendue par l’INSEE. 

Pourtant, la France devrait profiter d’un recul de l’inflation   Définition Hausse continue du niveau général des prix. Pour mesurer le taux d'inflation on utilise, la plupart du temps, l'indice des prix à la consommation.
 en 2012 et d’une hausse des prestations sociales, mais le ralentissement des revenus et l’augmentation des impôts devraient peser davantage sur le pouvoir d’achat des Français.

Enfin, du fait de la faiblesse de la croissance,  le nombre de chômeurs devrait encore augmenter. L’INSEE prévoit un taux de chômage de 10,3 % à la fin de l’année 2012 contre 9,8 % fin 2011. 

Créé le 29 juin 2012
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