PRATIQUE

DÉCRYPTAGES

Les besoins de prévoyance

A côté des produits financiers classiques, qui font partie d’une stratégie globale d’investissement, il existe des contrats d’assurance spécifiquement créés pour couvrir le risque de dépendance.
 Développés par les assureurs au milieu des années 1980 en France, il s’agit de contrats de prévoyance   Définition Au sens large il s’agit de l’ensemble des dispositifs conçus au sein d’une société pour se prémunir contre les risques : les organismes de protection sociale et d’assurance en sont donc les principaux acteurs.
Au sens étroit et usuel, il s’agit des garanties choisies à titre individuel ou dans le cadre de l’entreprise pour se prémunir contre certains risques, principalement la maladie et la dépendance (en complément de la sécurité sociale), l’invalidité et le décès.
Au sein de l’entreprise un régime de prévoyance peut être instauré dans le cadre d’un accord collectif ou par une décision unilatérale de l’entreprise. L’adhésion au régime est dans certains cas obligatoire. Les principaux produits de prévoyance sont, traditionnellement, l’assurance décès invalidité, les complémentaires santé et, de plus en plus, l’assurance dépendance.
. Le marché français représente d’ailleurs le second marché mondial, après les Etats-Unis, en termes de montants souscrits.

Selon la FFSA (Fédération Française des Sociétés d’Assurance), tous types de contrats confondus en 2010, plus de 5,5 millions de personnes sont assurées au titre de la dépendance.
Si selon les dernières données communiquées par la FFSA (Fédération Française des Sociétés d’Assurance), l’assurance dépendance peine à se développer en France, ce marché devrait se développer dans les années qui viennent car d’après le rapport annuel 2010 de la FFSA, le nombre de personnes âgées dépendantes devrait doubler d’ici à 2040.

En 2010, les cotisations versées sur les contrats d’assurance dépendance se sont établies à 538 millions d’euros.

Quels sont les produits existant sur le marché ?

La plupart des contrats couvrent à la fois la dépendance lourde et la dépendance partielle. Pour définir le degré de dépendance, les assureurs se réfèrent soit à la grille nationale AGGIR, soit aux actes de la vie quotidienne (AVQ), soit aux deux.

La grille nationale AGGIR (Autonomie Gérontologie Groupes Iso-Ressources) constitue un outil destiné à évaluer le degré de perte d’autonomie ou le degré de dépendance, physique et psychique, des demandeurs de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), dans l’accomplissement de leurs actes quotidiens.

Depuis 1997, la grille AGGIR définit en France le champ de la perte d’autonomie des personnes âgées. Cette grille s’articule autour d’instruments d’évaluation clinique gérontologique. Elle est fondée sur l’observation par un tiers de la réalisation de six actes de la vie courante et des problèmes concernant l’orientation dans le temps et dans l’espace de la personne. Un logiciel assure des pondérations et des sommations qui aboutissent au classement des personnes en six groupes : le groupe 1 correspond à la perte d’autonomie la plus sévère ; le groupe 6 à la plus légère.

Créé le 07 mars 2012 - Dernière mise à jour le 07 mars 2012
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