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Bien établir son budget

Vous trouverez ici toutes les règles fondamentales pour bien établir votre budget. Commencez par suivre un certain nombre de consignes de base :



1ère étape : faire le bilan de l’année écoulée

Pour cela vous devez essayer de recenser vos ressources et vos dépenses. Comment faire ? Pour certaines, c’est facile, vous en connaissez le montant par cœur ; pour d’autres, il vous faudra faire des additions, éplucher vos relevés de compte et vos facturettes de cartes bleues… Armez-vous de patience et utilisez nos outils : le document "faire le point sur ses revenus et ses dépenses" et l’un de nos calculateurs (simple ou complet).

  • Notre tableau à imprimer puis à remplir :
  • "faire un point sur ses revenus et ses dépenses"


Recenser ses ressources


Les ressources sont souvent plus simples à déterminer que les dépenses, surtout si vous êtes salarié d’un seul employeur et n’avez pas de revenus du capital. Vous additionnerez les montants nets figurant sur chacune de vos feuilles de salaire mensuelles ou vous prendrez le montant brut et en déduirez la totalité des charges sociales.

Le montant annuel imposable qui figure sur votre fiche de paie de décembre ou sur le récapitulatif qui vous est adressé chaque année par votre employeur est supérieur au salaire annuel qui vous a effectivement été versé au cours de l’année, car il comprend la CSG/CRDS dite non déductible.

Les choses sont plus compliquées en cas de pluralité d’employeurs, de prestations sociales et de revenus du capital.

Classer ses dépenses


  • Par grandes fonctions
    Ce type de classement vous permet plus facilement de repérer quels sont vos principaux postes de dépenses (logement, équipement de la maison, alimentation, loisir, transport, habillement…). Il vous sera ainsi plus facile d’ajuster vos dépenses, si vous prenez conscience que vous gérez mal certains postes ou "surconsommez" certains types de produits.

    Exemple :
    l’un des exemples les plus marquants est probablement le budget automobile, qui doit inclure le prix d’achat, les réparations, l’essence, l’assurance, mais aussi les amendes, péages… Si votre voiture n’est pas nécessaire ou qu’une seule pourrait suffire à votre ménage, réfléchissez bien à l’utilité d’en disposer d’une autre, qui vous procure un certain confort, mais à un prix en général très élevé ! En moyenne le budget annuel pour une automobile varie en effet de 2 713 € à 15 075 € (source : budget de l’automobiliste, année 2008, Automobile club de France).


  • Par degré de contrainte
    Il en existe trois grandes catégories :

    • les dépenses fixes
    On les appelle aussi contraintes ou pré-engagées, parce qu’on a peu de prise sur elles à court terme. Outre qu’elles reviennent régulièrement, elles ont un caractère obligatoire, du fait de la loi (impôt, assurance…) ou d’engagement contractuel (loyer, facture d’eau, gaz, remboursements d’emprunt, abonnement internet ou téléphone…). Vous pouvez également intégrer les dépenses relatives aux transports pour vous rendre sur votre lieu de travail. Identifier ce type de dépense vous permet de vérifier à l’avance que vous avez les moyens de les régler, car vous vous exposerez sinon à des pénalités ou à des ruptures de services. Ces dernières années, ce type de dépenses a eu tendance à s’accroître (tout particulièrement à cause du prix des loyers), ce qui alimente le sentiment de « perte de pouvoir d’achat » : en effet on n’a réellement l’impression de disposer d’argent qu’une fois ces dépenses réglées.



Les crédits que vous contractez appartiennent aux dépenses contraintes. Si vous parvenez difficilement à les rembourser, ne faites pas le choix de souscrire de nouveaux crédits pour rembourser les anciens. Vous vous retrouveriez rapidement dans une situation où la majeure partie de votre budget est absorbée par vos dépenses contraintes ! Essayez plutôt de réduire vos dépenses appartenant aux deux autres catégories.


• les dépenses courantes
C’est-à-dire les charges de la vie de tous les jours : Il s’agit des dépenses alimentaires, d’hygiène quotidienne, de transport… Ces dépenses ne sont pas mécaniques mais elles sont tout de même souvent indispensables. Il est donc possible d’économiser un peu sur elles, mais pas de les réduire drastiquement. Si votre budget est « serré », conservez tout de même de quoi préserver votre équilibre de vie et tentez plutôt de réduire les dépenses occasionnelles.


Exemple :
Il n’est pas toujours facile de savoir combien vous consacrez au poste alimentation car ces dépenses sont très éclatées : factures du supermarché, dépenses en liquide chez le boulanger ou le marchand de légumes. Essayez tout de même de reconstituer ces dépenses car elles sont essentielles mais c’est aussi sur elles que vous pouvez réaliser des économies, en choisissant vos fournisseurs de manière plus circonspecte. Selon votre mode de vie, vous pouvez inclure les frais de tabac et de pressing…


• les dépenses occasionnelles
Ces dépenses sont plus irrégulières et d’un montant plus variables. Il s’agit des dépenses d’habillement, de loisirs, de vacances, d’aménagement de la maison… Elles sont souvent reportables dans le temps (loisirs, voyages) mais nécessitent également d’être prévues à l’avance, car elles peuvent correspondre à des montants très élevés : travaux dans le logement, achat immobilier, voyages…
Là aussi, essayez de faire un tri selon les priorités que vous vous fixez, afin de pouvoir rapidement savoir sur quels postes de dépenses vous êtes le plus en mesure de réaliser des économies.



Il y a une part d’arbitraire dans ce classement et ce qui est « occasionnel » pour les uns ne l’est pas nécessairement pour d’autres. A vous d’établir votre propre classement en fonction de votre comportement de consommateur. Si votre mode de vie vous conduit à privilégier les sorties et que le poste « restaurant » est le plus important (alors que vous seriez hébergé par vos parents, par exemple), vous avez peut-être intérêt à considérer ces dépenses comme « courantes ».



Lire aussi notre rubrique sur les dépenses.



2ème étape : établir un budget prévisionnel

Sur cette base vous pourrez établir un budget prévisionnel pour l’année ou pour le semestre à venir. N’oubliez pas de tenir compte des évolutions de prix. Pour cela, vous pouvez utiliser soit le document papier "Faire son budget mois par mois" que nous mettons à votre disposition, soit l’un de nos calculateurs (simple ou complet).


Vous vous apercevrez peut-être que, globalement, ou certains mois, « ça ne passe pas ». Il faudra alors procéder à des ajustements. Aidez-vous des remarques que notre calculateur vous fera à partir des données que vous avez introduites. Elles porteront notamment sur les postes où la dépense parait lourde. Il s’agira peut-être pour vous d’envisager de décaler, de réduire ou de sacrifier certaines dépenses.

- N’oubliez pas que si vous vous endettez en cours d’année pour financer un projet, il faudra inscrire les échéances de remboursement dans les charges fixes dès le mois suivant l’emprunt.



3ème étape : suivre son budget

Une fois l’exercice réalisé vous pourrez « sauvegarder » votre budget prévisionnel ou l’éditer sur papier, et en suivre la réalisation mois après mois.

La mensualisation : un outil très utile
La mensualisation vous permet d’étaler vos différentes dépenses ponctuelles (impôts, factures de gaz, d’eau, cotisations d’assurance…) en les fractionnant mois par mois. Vous passez ainsi un contrat avec l’entreprise ou l’administration et votre argent est prélevé tous les mois, à date fixe. Et cela vous évite d’oublier de payer ! Sachez que vous pouvez interrompre ce mode de paiement à tout moment.

Créé le 14 août 2009 - Dernière mise à jour le 19 février 2010