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Epargne en entreprise

Choisir l’Investissement Socialement Responsable


L’Investissement socialement responsable (ISR) a pour objet d’orienter l’épargne des investisseurs vers des sociétés qui concilient développement durable, respect de valeurs sociales, éthiques, et environnementales.


L’ISR, plutôt rentable

L’investissement socialement responsable consiste donc à choisir des supports d’investissement (des actions bien sûr, mais aussi des obligations, voire des placements monétaires) non seulement selon des critères financiers classiques, mais en prenant en compte de manière importante des critères de nature sociale et environnementale.

L’idée qui sous-tend cette démarche ISR est que les entreprises qui respectent le mieux cet ensemble de critères doivent permettre un développement durable de l’entreprise, et à terme amener de meilleurs résultats que celles qui sont seulement focalisées sur leurs résultats à court terme.

Ce sentiment qui, il est vrai, reste encore à démontrer dans la durée, trouve néanmoins des débuts de concrétisation. Avec un recul de 6-7 ans, les fonds les plus anciens gérés en ISR, apportent aux investisseurs des résultats au moins comparables aux autres fonds, voire un peu meilleurs. Il apparaît aussi, en période de recul de la bourse, qu’ils résistent mieux.

La démarche ne vise pas à exclure des entreprises dans la composition des portefeuilles, mais à faire changer l’entreprise aux bénéfices de ses salariés, des autres parties prenantes et de toute la société qui l’entoure. Dans ce sens, le dialogue entre les entreprises, les représentants des salariés aux différents niveaux et les gestionnaires financiers est important. Une entreprise peut être exclue d’un horizon de placements, mais elle doit savoir pourquoi et donc avoir la possibilité, si elle le veut, de prendre en compte les manques ou les reproches qui lui sont faits.


L’ISR se développe

L’intérêt pour la démarche ISR est tel aujourd’hui que la plupart des gestionnaires de fonds, banques, compagnies d’assurance, groupes de prévoyance proposent un ou des fonds procédant ainsi. Même les plus réticents à l’ISR, pressentent bien qu’une entreprise avec une mauvaise gouvernance, un mauvais climat social, des conflits avec ses parties prenantes (fournisseurs, ONG,..) sur des questions d’environnement a des facteurs de « risques », qui entravent son développement et peuvent handicaper ses résultats.

Ainsi il est intéressant de remarquer que, déjà, chez les gestionnaires où il existe des fonds ISR et non-ISR, l’appréciation négative portée par les gérants ISR est parfois aussi prise en compte par les gérants des autres fonds qui y voient pour le moins des signaux d’alertes. Les organisations syndicales ont fortement impulsé le développement de l’ISR en France en créant en 2002 le Comité Intersyndical de l’Épargne Salariale. Le CIES donne un label à des gammes de produits d’épargne salariale proposées par les grandes sociétés de gestion.

Pour obtenir ce label, ces gammes doivent être gérées de manière socialement responsable, ce qui nécessite d’avoir une analyse des critères ISR, ou critères extra financiers comme il existe une analyse des critères financiers.

Pour obtenir cette analyse extra-financière, les sociétés de gestion, outre leur analyste interne, font appel des sociétés extérieures comme Vigéo qui est leader en Europe sur ces analyses (Vigéo).



Pour en savoir plus sur l’ISR, ses acteurs et comment investir dans ces produits, reportez-vous à la section Investissement Socialement Responsable.

Créé le 13 juin 2007 - Dernière mise à jour le 24 mars 2009