Comptes de l’entreprise
Comment évaluer les performances d’une entreprise pour un actionnaire ?
L’information auprès de l’entreprise est un droit des actionnaires
Les actionnaires ont le droit d’être informés sur la situation financière et sur la gestion de l’entreprise et peuvent donc consulter la quasi-totalité des documents financiers. Ce droit est cependant limité, un actionnaire ne peut consulter les contrats, les factures ou même les correspondances de la société, ceci pour éviter toute divulgation à un concurrent.
Comment évaluer l’entreprise ?
Plusieurs indicateurs permettent de juger de la bonne santé de l’entreprise.
- Il faut d’abord intégrer la notion d’environnement économique, c’est-à-dire analyser notamment les tendances du marché et les résultats de la concurrence.
- L’étude des résultats vient ensuite : résultat d’exploitation qui est l’indicateur de la rentabilité de l’entreprise sur ses activités de base ; le bénéfice net consolidé « part du groupe » ; le montant des fonds propres (patrimoine moins dettes) est un critère de solidité financière.
- Il est aussi possible de savoir si l’action se paie plus ou moins cher que la moyenne du marché ou du secteur en calculant le PER (price earning ratio), c’est le cours de l’action divisé par le bénéfice net par action. Un PER de 30 signifie que le cours de l’action est équivalent à 30 fois le bénéfice par action.
- Le rendement de l’action est aussi à prendre en compte : c’est la partie des bénéfices redistribuée par l’entreprise sous forme de dividendes.
- Autre élément, la MVA (Market value added) qui est « la richesse » créée par l’entreprise puisqu’elle se calcule par la différence entre la capitalisation boursière et le montant des fonds investis par les actionnaires.
- Au-delà de ces éléments, il peut être enrichissant d’étudier les recommandations des analystes financiers qui donnent « la température » du marché. En effet au-delà des chiffres qu’ils analysent, ils ont des contacts avec les entreprises d’un même secteur au travers des « road show » ou de « one to one » qui sont des moments où l’entreprise explique sa stratégie, ses choix, ses succès, ses erreurs, sa vision à long terme. Il existe des analystes financiers « sell side »qui informent et conseillent les clients qui opèrent en bourse et les analystes « buy side » qui travaillent pour des gestionnaires de fonds de placement.
Le salarié dispose des mêmes droits à l’information que l’actionnaire
La loi a prévu une information comptable aux représentants des salariés par l’intermédiaire des comités d’entreprise (si l’effectif dépasse 50 personnes). De plus l’ordonnance du 17 août 1967 a prévu une participation des salariés aux fruits de l’expansion de l’entreprise. Des accords d’intéressement peuvent par ailleurs être signés, ce sont des revenus hors fiscalité et hors charges sociales. En application de la loi du 1er mars 1984, le comité d’entreprise dispose de toutes les données prévisionnelles : compte de résultat pour l’exercice à venir, plan de financement, la situation de trésorerie, comptes de résultat des six premiers mois. Il dispose bien évidemment de toutes les informations à la disposition des actionnaires. Tous ces éléments permettent aux salariés d’avoir une vision claire de la réalité et des enjeux de l’entreprise. D’autre part il arrive que des salariés rachètent leur entreprise par la mise en œuvre du LBO ou RES (rachat de l’entreprise par les salariés).
Liens :
Le guide pédagogique de l’AMF « Vous êtes actionnaire »
Pour devenir un expert en finance d’entreprise http://www.vernimmen.net/
Pour tout savoir sur les lois applicables et notamment sur la loi du 1er mars 1984 : Légifrance
Pour tout savoir sur le métier d’analyste financier, consulter le site de la société française des analystes financiers SFAF
Dernière mise à jour le 14 juin 2007



