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Comptes de l’entreprise

Comprendre le bilan et le compte de résultat


Ce sont les deux documents comptables fondamentaux qui résultent de l’exercice, c’est-à-dire une période de douze mois pouvant ou non coïncider avec l’année civile. Ils sont établis selon les normes édictées par le Plan comptable général en application de la 4ème directive européenne. Depuis 2005, les groupes cotés en bourse doivent appliquer les normes IFRS (International Financial Reporting Standards) dénommées jusqu’en 2001 IAS (International Accounting Standards) pour leurs comptes consolidés.

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Les nouvelles normes comptables IFRS (International Financial Reporting Standards) (règlement européen du 19 juillet 2002), inspirées des normes comptables américaines (US GAAP) sont communes à l’ensemble des pays européens. Elles permettent de comparer des entreprises au niveau mondial. Deux principales innovations : la généralisation de la notion de juste valeur (fair value), alors que le droit comptable français était dominé par la notion de coût historique, et la prédominance de la substance par rapport à l’apparence juridique (dans cette nouvelle optique, les biens détenus en crédit-bail figurent à l’actif du bilan).


Le bilan est une photographie du patrimoine de l’entreprise à un moment donné

L’origine du mot vient de l’italien « bilancio » qui signifie balance, équilibre. D’un coté l’actif, indique ce qui appartient à l’entreprise (biens, créances…) et nous renseigne sur l’utilisation que l’entreprise a faite de ses ressources, de l’autre le passif qui nous renseigne sur l’origine des ressources dont l’entreprise a disposé (capitaux propres et dettes).


L’actif immobilisé est le véritable outil de travail de l’entreprise

Il est constitué d’immobilisations incorporelles (brevets, fonds de commerce…), corporelles (constructions, équipements…) et financières (participations dans des filiales par exemple). Ces actifs sont évalués à leur coût d’acquisition mais peuvent faire l’objet de dépréciations. Si les immobilisations financières et les participations sont importantes, vous êtes en présence d’une société-mère ; si de plus elle n’a pas d’activité propre c’est une holding. Lorsqu’une entreprise possède de nombreuses filiales, on procède alors à l’élaboration d’un bilan consolidé.

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Les comptes consolidés permettent d’avoir une image d’ensemble des groupes comprenant plusieurs sociétés distinctes. La société « mère » reprend dans ses comptes, selon le cas, l’intégralité des comptes de ses filiales ou seulement leur résultat.


Le passif, ce sont les ressources de l’entreprise

Elles peuvent se décomposer en trois sous-ensembles : les capitaux propres (capital social, réserves ou bénéfices accumulés et résultat, bénéficiaire ou déficitaire) ; les provisions pour risques ou charges ; les dettes (emprunts, dettes fiscales et sociales, dettes fournisseurs).


Le compte de résultat est le baromètre de l’activité de l’entreprise durant l’exercice

Il regroupe sur un an l’ensemble des enrichissements et des appauvrissements. Si les revenus sont supérieurs aux charges, l’entreprise est bénéficiaire. Il se décompose selon une triple distinction au niveau des opérations : celles relatives à l’activité économique courante, c’est le résultat d’exploitation ; celles relatives aux incidences de la gestion financière, c’est le résultat financier ; celles relatives aux opérations exceptionnelles, c’est le résultat exceptionnel.


L’annexe

L’annexe forme, avec le bilan et le compte de résultat, un tout indissociable aux yeux de la loi comptable (décret du 29 novembre 1983), elle comporte « toutes les informations d’importance significative destinées à compléter et à commenter celles données par le bilan et le compte de résultat ». Pour les entreprises cotées, s’y ajoutent le tableau des flux de trésorerie et l’état de variation des capitaux propres.

L’annexe comporte tout d’abord les règles et méthodes comptables ayant présidé à l’arrêté des comptes, puis des informations quantitatives sur la dynamique industrielle de l’entreprise (tableau des mouvements ayant affecté l’actif immobilisé, tableau des amortissements des immobilisations amortissables, tableau des provisions mais aussi tableau de ventilation du chiffre d’affaires par activité et par zone géographique ou encore le tableau des engagements financiers). Le tableau des flux de trésorerie explique lui la variation à la hausse ou à la baisse du niveau de trésorerie et ceci à trois niveaux : celui de l’exploitation, celui de l’investissement, celui du financement. Il renseigne sur les grandes décisions affectant l’avenir de toute entreprise. Le tableau des variations de capitaux propres décrit un certain nombre d’éléments comme les dividendes payés au cours de l’exercice, le résultat net de l’exercice ou l’émission d’actions nouvelles.

Créé le 14 juin 2007 - Dernière mise à jour le 4 juillet 2007