Banque

Les banques et les particuliers

En France, prés de 99 % des ménages disposent d'un ou plusieurs comptes bancaires.

Un compte bancaire est en effet indispensable pour effectuer de nombreuses opérations de la vie courante : percevoir son salaire (qui ne peut être réglé en liquide au-delà de 1 500 €) ses prestations sociales (elles ne peuvent pas être perçues en liquide), effectuer des paiements importants (il est interdit d'effectuer un paiement supérieur à 3 000 euros en liquide), faire fructifier son épargne...

Les moyens de paiement

La majorité des moyens de paiement sont dépendants de l'utilisation d'un compte bancaire.

Les banques proposent un nombre croissant de moyens de paiement qui facilitent la vie des particuliers : chèques, virement, prélèvement, TIP (titre interbancaire de paiement), carte de retrait et de paiement...
Par ce biais les banques rendent service à leurs clients.

La gestion de l'épargne

Les banques sont les intermédiaires privilégiés qui vous permettent de valoriser l'argent que vous ne dépensez pas. Plutôt que de demeurer sous votre matelas, cet argent est utilisé par votre banque pour financer différents investissements. Il existe toute une gamme de produits qui répondent à vos besoins : sécurité (assurance-vie), liquidité (livret d'épargne), rentabilité accrue (actions, OPCVM)...
Les deux grandes catégories de produits d'épargne sont l'épargne réglementée et les produits financiers. Les produits d'épargne réglementée correspondent à des produits conçus par les pouvoirs publics (publics ciblés, taux de rémunération, utilisation de l'épargne collectée) mais distribués par les banques. Il s'agit de placements peu rémunérateurs mais sûrs. Les autres produits proposent des taux plus attractifs mais présentent différentes contraintes : immobilisation du capital (assurance-vie), prise de risque importante... Les pouvoirs publics influent aussi sur la popularité de ces produits à travers la fiscalité qui leur est appliquée.

La diversification croissante des solutions d'épargne permet aux clients de choisir au plus près de ses besoins, mais pose également le problème de l'information. L'essentiel est en effet que chacun soit conscient des caractéristiques de son produit et des risques qu'il prend. Aussi est-il nécessaire de vous renseigner auprès de votre conseiller financier et de comparer les offres des différentes banques.

Le passage des ordres sur les marchés et la sécurité des transactions

Si vous achetez des parts d’OPCVM ou souscrivez un contrat d’assurance vie, votre établissement financier vous rendra compte chaque année des performances des fonds choisis, vous pourrez éventuellement choisir d’en changer, mais là s’arrêtera votre intervention. C’est la société de gestion de votre OPCVM qui se chargera de faire les arbitrages   Définition Si la loi de l’offre et de la demande joue à plein et si le marché est transparent, le prix d’un même bien, une action, par exemple, doit être le même partout. Toutefois, pendant une période intermédiaire, il y a des décalages entre le prix sur une bourse et le prix sur une autre bourse, dont profite l’arbitragiste. La différence entre les deux est souvent infime, il faut donc des volumes importants pour que l’activité soit rentable. Mais elle n’est pas en soi trop risquée dès lors que des achats compensent des ventes.
nécessaires pour essayer de vous donner la meilleure rémunération possible. Vos avoirs sont conservés par un département ou une filiale de banque qui joue le rôle de dépositaire   Définition Prestataire de services d’investissement (souvent une banque) chargé de la conservation des titres et du contrôle de la régularité des décisions de gestion prises pour le compte des OPCVM. Le dépositaire peut déléguer contractuellement une partie de ses fonctions (notamment la conservation des titres) à un autre établissement ayant la capacité à exercer la fonction de teneur de comptes conservateur. Il est une mission qu’il ne peut pas déléguer, c’est celle du contrôle de la régularité des décisions de la société de gestion des OPCVM.
, et c’est grâce à toute une mécanique complexe qui s’appuie sur des sociétés comme Euroclear ou Clearstream , que vous êtes certain d’avoir dans votre portefeuille les titres qui ont été achetés pour vous.

Le crédit

La première forme de crédit est le découvert bancaire .

A utiliser avec modération.

Financer la consommation des particuliers

À la fin de l’année 2012, les crédits à la consommation représentent en France 160 milliards d'euros, soit l'un des niveaux les plus faibles en Europe. Ce type de crédit présente des risques et des inconvénients : son coût est élevé et, facile à souscrire, il présente des risques de surendettement pour les personnes qui en souscrivent plusieurs à la fois. Néanmoins c'est également un outil précieux en cas de dépense imprévue ou de besoin d'un achat que l'on n'est pas capable d'assumer immédiatement.

Le crédit à la consommation est produit par les banques proprement dites et par des établissements de crédits spécialisés, dont la plupart sont filiales des grands groupes bancaires et parfois filiales à 50-50 d’un groupe bancaire et d’une enseigne de distribution. Il est commercialisé soit directement par l’établissement financier, qu’il s’agisse d’une banque classique ou d’une société financière, soit dans les points de vente (grands magasins, concessionnaires automobiles…). La réglementation entourant le crédit à la consommation a évolué afin de limiter les risques d'endettement excessif sans pour autant se priver d'un crédit qui, utilisé à bon escient, se révèle fort utile, avec des effets positifs sur le fonctionnement de l'économie nationale dans son ensemble (soutien à la consommation).

Financer l'investissement immobilier

L'endettement immobilier constitue le principal poste d'endettement des ménages en France. D'une durée moyenne de quinze à vingt ans, les crédits immobiliers financent en moyenne 75 % du prix d'un logement.

Sans la possibilité du recours à une source de financement extérieure, la grande majorité des ménages se verraient dans l'incapacité de devenir propriétaires.

La majorité des crédits immobiliers sont aujourd'hui à taux fixe, ce qui garantit une sécurité pour l'emprunteur.

L'apparition d'un dispositif de prêt à taux zéro facilite l'accès au crédit logement pour les ménages aux revenus plus faibles .

L'assurance

Les banques proposent de plus en plus des produits d'assurance pour les ménages dans les domaines de l'accident, des incendies et des risques divers. Cela vient du fait que les groupes bancaires ont des filiales spécialisées dans l’assurance .

Dans le cas de certains crédits, particulièrement du crédit immobilier, la banque vous proposera des produits d'assurance-emprunteur intégrés. Il s'agit d'un contrat d'assurance-groupe, qui sera souvent celui qui vous fournira la meilleure protection.

Mais la banque ne sait pas et ne doit pas tout faire

Difficile de reprocher aux banques à la fois de surendetter les ménages en les poussant à prendre trop de crédits et d’avoir des critères trop restrictifs qui limitent l’accès des particuliers au crédit.

De fait, il est nécessaire que les banques vérifient que leurs clients ont la capacité de rembourser.

Les prêts à la consommation notamment ne doivent pas être perçus comme un substitut aux trop faibles revenus de certains ménages. La France s'illustre d'ailleurs dans ce domaine puisque les banques ne prêtent qu'en fonction de la capacité de remboursement de leurs clients, et non par rapport à la valeur des actifs, ce qui limite les risques de bulle .

Mais il reste le problème spécifique de l’accès au crédit des personnes en difficulté. Un crédit est parfois la seule solution pour procéder à des achats de biens durables qui permettent une réinsertion, le retour à l’emploi ou même la création de micro-entreprises. Tels sont le fondement et la raison d’être des dispositifs de micro-crédit et notamment du micro-crédit social, auquel participent les banques en liaison avec des institutions associatives ou publiques.

Créé le 12 février 2010 - Dernière mise à jour le 19 août 2013
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2 commentaire(s)  
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L’équipe de l’IEFP, publié le 10/10/2013 17:51

Bonjour,

Il n'est pas illégal de vivre sans compte en banque. Dans votre cas, la confiance semble plus que nécessaire. Rien ne l'interdirait mais les contraintes de vie (paiements quotidiens, virements, prélèvements....) sont levées en partie par la bancarisation des individus.

Meilleures salutations.

L'Equipe de Lafinancepourtous.com

pat , publié le 08/10/2013 22:08

Il serait legal de vivre sans compte bancaire en se faisant payer son salaire sur le compte d'un ami puis en lui demandant la somme en liquide ?

 
institut pour l'éducation financière du public

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