Relance

Ampleur et impact du plan de 2008-2009

L’enveloppe totale est de 26 milliards d’€ soit environ 1,3 % du PIB. Mais les dépenses seront étalées sur deux ans. On peut dire que pour 2009 le gouvernement a prévu une relance des dépenses publiques autour de 1% du PIB de la prochaine année.

Le gouvernement mise sur un impact sur la croissance de +0,6 % de PIB. S’y ajouteraient l’effet des mesures déjà prises concernant la taxe professionnelle et le jeu des stabilisateurs économiques. Au total le gouvernement évalue à 1 % de PIB l’ensemble du soutien apporté à l’économie. Le gouvernement considère que le plan augmentera le déficit public de 17 milliards dont 15 milliards d’€ en 2009. Il n’y aurait pas d’impact pour les années suivantes compte tenu du fait que les dépenses ne sont pas reconductibles. Il prévoit également un impact positif sur l’emploi de 80 000 à 100 000 emplois ce qui ferait plus que compenser la diminution actuellement prévue pour l’année 2009 ( - 60 000 emplois).

En même temps, le gouvernement n’a pas modifié ses prévisions de croissance pour 2009(entre + 0,2 et +0,5%). Cela tient sans doute à ce que les institutions internationales (FMI , OCDE, Commission européenne) prévoyaient avant l’annonce du plan pour la France un recul de la production ( -0,5% par exemple pour le FMI). Entre les -0,5 % du FMI et les +0,2 % à 0,5% maintenus du gouvernement la différence est bien de +0,7 à + 1% impact espéré du plan.

Les interrogations émises quant à la réalisation de ces prévisions

  • La récession a sans doute déjà démarré. Mais avec quelle ampleur ? Est on proche d’une simple stagnation économique ou engagé dans des enchainements négatifs plus profond ? Dans ce cas l’insuffisance de la demande limitera beaucoup l’efficacité des soutiens aux investissements.
  • L’Etat devrait augmenter effectivement ses investissements de 4 milliards d’€ en 2009. Mais les autres mesures supposées soutenir les investissements ne le feront qu’indirectement.

Le remboursement des dettes aux entreprises facilitera leur trésorerie et suppléera aux restrictions de crédits bancaires et aux difficultés de trésorerie qui risquaient de faire plonger nombre d’entreprises. Mais cela risque d’avoir peu d’impact sur leurs décisions d’investissements, compte tenu de ce que celles-ci sont liées pour beaucoup aux perspectives de débouchés des entreprises qui ne seront pas modifiées sensiblement, du moins en ce qui concerne la consommation des ménages en biens et en services. L’impact du soutien aux investissements immobiliers des ménages pourrait de même être limité par la perte de confiance de ceux-ci vis-à-vis de leur revenu et de leur emploi futurs et par un crédit qui restera plus resserré.

De même l’impact des soutiens apportés aux investissements des entreprises publiques et des collectivités locales dépendra largement de leur capacité à dégager par ailleurs des financements suffisants. C’est loin d’être acquis.

Créé le 02 octobre 2012 - Dernière mise à jour le 02 octobre 2012
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2 commentaire(s)  
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L’équipe de l’IEFP, publié le 11/01/2016 12:23

Bonjour,

Il s’agit du gouvernement en place en France en 2009.
Meilleures salutations.
L'Equipe de Lafinancepourtous.com

zaka , publié le 08/01/2016 17:53

Voius parlez de quel gouvernement ?

 
institut pour l'éducation financière du public

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