Rétrospective sur l’actualité de la crise en 2008

La carte de la stabilité financière du FMI

Dans son rapport sur la stabilité financière dans le monde, le FMI dresse ce qu’il appelle la carte de la stabilité financière globale.

 

Le principe est simple. A partir d’un point central figurent 6 droites correspondant chacune à un risque d’instabilité spécifique c'est-à-dire à un facteur potentiel de crise financière. Sur chaque droite on a donc un niveau de risque qui va de 1 ( près du centre) à 10 ( le point le plus à l’extérieur). En reliant ces risques de même niveau on constitue ainsi ce qui ressemble fort à une toile d’araignée...

il y a 6 droites partant du centre pour 6 causes « d’instabilité » :

  • les risques de crédit ( credit risk) c'est-à-dire les risques de pertes du fait de mauvais remboursements des emprunteurs
  • les risques de marchés et de liquidité ( market and liquidity risks) c'est-à-dire les risques de pertes résultant de changement dans les conditions des marchés et notamment de la difficulté de trouver des acheteurs.
  • l’appétence au risque ( appetite risk) c'est-à-dire le niveau de prise de risque accepté par les banques, les institutions et les investisseurs financiers dans le but d’accroitre la valeurs de leurs actifs.
  • Les risques monétaires et financiers ( monetary and financial risks) c'est-à-dire les risques de pertes ou de problème rencontrés par les entreprises du fait notamment de l’évolution des taux de change, des taux d’intérêt des pertes de valeurs des actifs.
  • Les risques macro économiques ( macroeconomic risks) c'est-à-dire les risques qu’une évolution négative des facteurs économiques d’ensemble ( croissance, prix) fait peser sur les marchés financiers.
  • les risques des marchés émergents ( emerging markets risks) c'est-à-dire les risques d’instabilité particuliers des marchés financiers des pays nouvellement industrialisés ( inde, Chine…) .

La carte a été établie une première fois en octobre 2007. Un nouvel état a été publié le 9 avril 2008. Sur 4 droites, on situe à un niveau de risque plus élevé. Le risque monétaire et financier a reculé de 6 à 5 et l’appétence au risque de 5 à 3. Mais ce n’est pas forcément bon signe. Cela veut dire par exemple que les banques veulent prendre moins de risque et qu’elles sont portées à restreindre leurs crédits. Cela va de pair avec une situation du risque de crédit qui s’aggrave dangereusement de 5 à 8 et avec un risque macroéconomique qui est passé de 4 à 7.

Créé le 15 avril 2008 - Dernière mise à jour le 01 janvier 2012
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