Ils regroupent une grande part des 720 établissements de crédits enregistrés par le CECEI (Comité des établissements de crédit et des entreprises d'investissement) : Crédit agricole, BNP Paribas, Société Générale, BPCE (Banques populaires- Caisse d’épargne), Crédit Mutuel-CIC, HSBC France auquel il convient d’ajouter la Banque Postale, qui, créée en 2006, est une banque publique.
A eux seuls ces 7 groupes collectent 90 % des dépôts et octroient 85 % des crédits. Trois groupes, Société Générale, BNP Paribas et HSBC France (filiale du groupe britannique HSBC) sont des
banques commerciales
Définition
Les banques commerciales comprennent, d’une part, les personnes morales agréées par le Comité des établissements de crédit et des entreprises d’investissement (CECEI), et d’autre part, les succursales de banques agréées dans des pays n’appartenant pas à l’Espace économique européen. Les premières se répartissent entre plusieurs catégories, dont les principales sont les grandes banques universelles à vocation générale, les banques régionales et locales, les banques de financement spécialisé, les banques de marché….
. Les trois autres sont issues du monde
mutualiste
Définition
Les banques mutualistes ont leur capital, composé de parts sociales, détenu par des sociétaires, qui sont souvent leurs clients.
. La banque Postale est exclusivement une
banque de détail
Définition
Etablissement financier effectuant principalement des opérations bancaires de faible montant unitaire faites essentiellement avec les particuliers, les professions libérales et les petites entreprises.
. Les 6 autres sont des banques universelles (ou multi spécialisées), modèle largement prédominant dans le système bancaire français.
Les banques universelles, c'est-à-dire des ensembles financiers regroupant directement ou par des filiales les différents métiers des banques de détail, des
banques de financement et d'investissement
Définition
La banque de financement et d’investissement apporte des services à de grandes entreprises ou institutions financières, et non pas au grand public. Elle peut proposer une grande diversité d’activités : financements bancaires plus ou moins complexes, financements structurés de toutes natures ; accès aux marchés de capitaux (actions / obligataire/taux (émission, transaction, couverture..) ; conseil en fusions acquisitions... Les banques de financement et d’investissement peuvent également agir dans ces différentes activités pour leur compte propre. Elles peuvent être des sociétés totalement indépendantes (c’est le cas notamment pour les grandes banques d’investissement des Etats-Unis) ou des filiales d’autres banques (comme c’est le cas en France par exemple).
et des
banques de gestion d'actifs
Définition
Banque dont l’activité consiste à gérer les actifs des SICAV ou des fonds communs de placement (FCP) commercialisés auprès des clients finaux par la
banque de détail
Définition
Etablissement financier effectuant principalement des opérations bancaires de faible montant unitaire faites essentiellement avec les particuliers, les professions libérales et les petites entreprises.
ou les compagnies d’assurance vie (multisupports) ou de gros clients directs (investisseurs institutionnels essentiellement).
. Ces banques ont également une forte présence à l’étranger par des filiales, des succursales ou par des partenariats permettant de renforcer leurs propres positions et de mieux accompagner leurs clientèles, notamment les entreprises, dans le contexte du marché unique européen, du développement bancaire et financier des pays émergents et de la globalisation financière.
Cette organisation du secteur bancaire français résulte d’un mouvement de restructuration très actif conduit à partir de la deuxième moitié des années 1980. L’Etat a progressivement abandonné son rôle d’actionnaire. Mis à part les activités financière de la Poste transformées en Banque Postale, tous les grands groupes publics ont été progressivement privatisés. Les restructurations par concentrations, acquisitions, créations d’entités nouvelles se sont effectuées essentiellement sur une base franco française. Les groupes mutualistes ont été des acteurs très actifs des restructurations. Les différences entre banques commerciales et banques mutualistes tendent à s’estomper. Les banques mutualistes affichent des objectifs de rentabilité tout à fait comparables à ceux des établissements privés ; elles ont mis en place des structures permettant de disposer d’entités cotées en Bourse.
61 établissements de crédit français sont implantés à l’étranger dans 87 pays ou zones géographiques différents. Le nombre des implantations à l’étranger est en croissance constante. On dénombre plus de 1 000 implantations, principalement sous la forme de filiales. Les établissements de crédit français ont une implantation particulièrement importante dans l’Union Européenne notamment au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie, en Belgique, en Espagne, et au Luxembourg.
La France figure parmi les pays européens les plus ouverts, pour le nombre d’implantations bancaires étrangères. Mais il n’est pas des plus internationalisés si on considère non plus le nombre absolu de structures d’origine étrangère mais la proportion dans le nombre total des établissements de crédit enregistrés dans chaque État. On est très loin du degré d’internationalisation des systèmes bancaires britannique (68 %), belge (77 %), irlandais (85 %) ou luxembourgeois (97 %), ou de ceux de plusieurs des États membres d’Europe centrale et orientale. En termes de volumes d’activité, la présence des banques étrangères en France demeure globalement limitée. Fin 2008, l’ensemble des banques sous contrôle étranger représente 10,6 % du total de bilan de l’ensemble des établissements de crédit présents en France ; il pèse 7,5 % pour les dépôts et 9,5 % pour les crédits (contre 8,9 % en 2006 et 9,2 % en 2007).
(Source Rapport du CECEI année 2008).