Un bilan de banque présente, de manière simplifiée, les grandes rubriques suivantes avec des montants qui peuvent varier :
Le passif informe sur l’origine des ressources, c’est-à-dire les fonds collectés par la banque. L’actif informe sur l’utilisation des fonds collectés.
Les actifs et les passifs de la classe 1 correspondent aux opérations interbancaires celles que la banque réalise avec d’autres institutions financières, dans le cadre de sa gestion de trésorerie. Quand son exploitation lui permet de dégager des excédents de trésorerie, la banque se trouve en position de prêteur net sur le marché interbancaire. Dans le cas inverse la banque doit avoir recours au marché pour assurer son refinancement.
Les actifs et les passifs de la classe 2 correspondent aux opérations avec la clientèle. A l’actif les crédits accordés, au passif les dépôts collectés ventilés selon leur degré d’exigibilité, leur forme (compte, bon, certificat) et leur nature au regard de la réglementation bancaire (compte d’épargne à régime spécial, comptes ordinaires). L’importance relative de ces comptes dans le bilan traduit l’intensité de l’activité de financement et de transformation de la banque.
Les actifs et les passifs de la classe 3 retracent les opérations sur titres. A l’actif, les placements de la banque sur le marché des capitaux pour son propre compte (portefeuille de titres, classés selon leur durée de conservation). Au passif, les titres de dettes que la banque émet pour se refinancer. Attention le bilan ne retrace pas les opérations sur titres effectuées pour le compte de la clientèle.
Les actifs et les passifs de la classe 4 contiennent les valeurs immobilisées, c’est-à-dire à l’actif les biens et valeurs censés demeurer durablement dans le patrimoine de la banque et à l’actif les provisions constitués et les fonds propres y compris les bénéfices non distribués.
Dans le hors bilan figurent des éléments qui pourront se traduire par des opérations financières mais ne le sont pas encore tels que des engagements de crédit irrévocables à accorder, des cautions, des achats et ventes de titres non encore enregistrés pour tenir compte des délais de règlement/livraison, des engagements liés à des instruments de financement à terme…
On y retrouve notamment la trace les crédits accordés par une banque mais faisant l’objet d’une
titrisation.
Pour l’année 2008, en France, le bilan de synthèse des établissements de crédit se présente ainsi :
En milliards d’euros
| ACTIFS |
% |
PASSIFS |
% |
||
| Caisse |
120 |
1,57 |
|
|
|
| Prêts interbancaires |
1 535 |
19,93 |
Emprunts interbancaires |
1 901 |
24,69 |
| Crédit Clientèle |
2 289 |
29,73 |
Dépôts Clientèle |
1 784 |
23,18 |
| Portefeuille Titres |
2 509 |
32,59 |
Titres |
2 778 |
36,09 |
| Divers |
788 |
10,24 |
Divers |
619 |
8,04 |
| Immobilisations |
457 |
5,94 |
Fonds propres et assimilés |
616 |
8,00 |
| Total |
7 698 |
100,00 |
7 698 |
100,00 |
Hors bilan : 83 035
Source :
Banque de France (annexe 5 du document)
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