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Données sur l’actionnariat salarié

La France en pointe

La France est, avec le Royaume Uni et l’Irlande, le pays d’Europe où l’actionnariat salarié est le plus développé. Il a pris son essor avec les privatisations et bénéficie d’une politique publique qui a développé un ensemble de dispositifs incitatifs.

Ainsi dans le TOP 10 des entreprises européennes pour l’actionnariat salarié (calculé en montant de capitalisation détenue par les salariés de l’entreprise), il y a 6 entreprises françaises (Total, SG, BNP Paribas, Crédit Agricole, AXA, Bouygues) et dans le TOP 100 européen, on compte 32 entreprises françaises.

Un développement inégal

La diffusion de l’actionnariat salarié en France est très inégale d’abord en fonction de la taille de l’entreprise.

Selon une enquête du Ministère de l’emploi et de la solidarité qui remonte déjà à quelques années, en 2002, moins de 1 % (0,9 %) des entreprises par actions avait un dispositif collectif d’actionnariat salarié. Mais ce petit 1 % employait 11,3 % de l’ensemble des salariés travaillant dans des sociétés par actions. En effet ces dispositifs sont beaucoup plus développés dans les grandes entreprises (20 % des entreprises de plus de 1000 salariés, 1/3 des entreprises cotées) que dans les petites (moins de 2 % des entreprises de moins de 50 salariés concernées). Pour les PME, ce sont surtout des entreprises innovantes à forte croissance qui ont mis en place des dispositifs d’actionnariat salarié, notamment sous la forme de stock-options.

15 entreprises du CAC 40

Presque toutes les entreprises du CAC 40 ont des actionnaires salariés, la plupart ayant mis en place des stocks options réservées en général à un petit nombre de cadres dirigeants. Moins nombreuses sont celles qui ont un actionnariat salarié significatif et diffusé plus largement parmi le personnel, notamment au travers de mécanismes d’épargne salariale.

15 entreprises du CAC 40 ont un actionnariat salarié qui dépasse 3 % du capital, 7 franchissent la barre des 5 % (AXA, BNP Paribas, Bouygues, Crédit Agricole, Essilor, Vinci, Société Générale, Saint-Gobain) et une seule (Bouygues) celle des 10 %.

En dehors du CAC 40 quelques autres entreprises dépassent également cette barre (Eiffage, Safran, Auchan, Latécoère…) dans le but de favoriser la constitution d’un actionnariat stable.

L’indice Euronext FAS IAS ajoute au critère des 3 % du capital celui de 25 % minimum de salariés, actionnaires de l’entreprise. 38 entreprises sur les 250 premières cotations à la bourse de Paris composaient cet indice. En 2008, 27 entreprises seulement cumulaient ces deux critères. Ces entreprises se caractérisent par une capitalisation boursière importante et des effectifs élevés et exercent leur activité principale dans les secteurs de la banque, de l’automobile, de la construction, de l’énergie et des services publics. Mais au delà de cette répartition sectorielle, ce sont les entreprises privatisées qui constituent encore une bonne part du bataillon des grandes entreprises ayant un actionnariat salarié significatif et largement diffusé.

Le tiers des actionnaires individuels

La Fédération Française des Associations d’actionnaires salariés et d’anciens salariés (FAS) estime à 2,5 millions le nombre des actionnaires salariés français (environ 8 % des actifs), soit 1/3 des actionnaires individuels. Elle a établi ce chiffre « par extrapolation à partir des entreprises connues ». Il inclut les actionnaires salariés qui détiennent des actions de leur entreprise uniquement au travers de la détention de parts de FCPE d’actionnariat salarié.

2,5 % de la capitalisation boursière.

En termes de masse de capitaux, l’actionnariat salarié pèse 43,2 milliards (estimation des encours fin 2006) pour la partie correspondant à des mécanismes d’épargne salariale. Cela représente plus de la moitié des encours totaux de l’épargne salariale (82,4 milliards). Mais cela ne représente encore qu’environ 2,5 % du montant de la capitalisation boursière des 791 sociétés cotées.

Nos sources :

- Ministère de l’emploi et de la solidarité- DARES : La participation financière de 1999 à 2002
- FEAS (Fédération Européenne des Actionnaires Salariés)

- FAS (Fédération Française des Associations d’Actionnaires Salariés et Anciens salariés)

- AFG (Association Française de la Gestion Financière)

Créé le 25 juin 2007 - Dernière mise à jour le 25 mars 2009