Epargne salariale
Données sur l’épargne salariale
Une croissance rapide
L’épargne salariale a connu ces dix dernières années jusqu’à la fin 2007 une croissance très rapide. Les encours on chûté en 2008, suite à la crise financière et sont repartis à la hausse en 2009.
En dix ans, de 1997 à 2007, les actifs investis en épargne salariale ont été multipliés par plus de trois.
Au 31 décembre 2009, l’encours des OPCVM salariales atteignait 84,8 milliards d’euros.
_On dénombre 11,8 millions de bénéficiaire d’un dispositif d’épargne salariale à fin 2009, soit 300 000 de plus en un an.
Source : AFG
Ces encours se répartissent entre :
les fonds d’actionnariat salarié à hauteur de 35 milliards d’euros soit 41% du total
les fonds « diversifiés », investis eux même largement en actions, à hauteur de 50 milliards d’euros, soit 59% du total. Cette répartition est stable par rapport à 2008.
Les fonds solidaires sont en forte progression. En un an, leur actif a plus que doublé, passant de 480 millions à 1 milliard d’euros.
La progression est également marquée pour les fonds investissement socialement responsable (ISR), dont l’encours atteint 3,9 milliards d’euros.
Bonne résistance malgré la crise
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L’évolution du montant des encours résulte de trois données :
L’évolution du prix des actifs
Comme on le sait en 2008 la tendance est à la baisse, d’autant plus que les actifs sont largement investis en actions.
L’évolution des nouveaux placements.
Selon le baromètre Natixis Interépargne publié le 7 décembre 2010, le montant moyen épargné sur des PEE s’élève à 1 489 euros (abondement compris) et de 2 085 euros sur des PERCO.
L’évolution des retraits
Les possibilités ont été facilitées par une loi votée en janvier 2008. Voulu par le gouvernement comme une mesure phare de soutien au pouvoir d’achat des Français, le déblocage de la participation a, cependant, connu un succès mitigé. Les retraits opérés par les épargnants ne se sont pas sensiblement accélérés. Ils ont été de 12,4 milliards d’euros au total en 2008 (derniers chiffres connus), y compris les déblocages exceptionnels de la participation permis par la loi pour le pouvoir d’achat.
Les cas de retrait anticipé les plus fréquemment utilisés sont liés à la cessation du contrat de travail (changement d’employeur, licenciement, départ à la retraite, etc.) ; cela concerne 769 000 salariés en 2008 avec un montant moyen de retrait de 2230 euros. Viennent ensuite l’achat du logement principal (pour plus de 153 000 foyers avec un montant moyen de retrait de 7300 euros), et le mariage ou la signature d’un pacte civil de solidarité (PACS).
L’épargne salariale, majoritairement dans les grandes entreprises
Selon les statistiques de l’AFG, au 31 décembre 2009, 230 000 entreprises disposent d’un plan d’épargne salariale. Toujours selon ces données, 11,8 millions de salariés ont accès à au moins un dispositif d’épargne salariale. Malgré une diffusion accrue de l’épargne salariale, c’est toujours dans les entreprises proposant les salaires les plus élevés et dans celles employant le plus grand nombre de personnes que les dispositifs sont les plus fréquents. Selon les données du ministère du travail, 92 % des salariés des entreprises de 500 salariés ou plus sont couverts par au moins un dispositif d’épargne salariale. Ils sont encore plus de 76 % dans les entreprises de 50 à 499 salariés, mais seulement 12,9 % dans les entreprises de moins de 50 salariés.
Performance des FCPE
Source : AFG
Données au 30/11/2009
PERCO : une progression continue
Le Plan d’Epargne pour la Retraite Collectif poursuit sa progression à un rythme satisfaisant, malgré une conjoncture économique difficile.
Au 30 septembre 2009, 93 000 entreprises supplémentaires ont proposé à leurs salariés ce mode d’épargne retraite, contre 69 706 entreprises en juin 2008, soit une progression de 33 %.
Plus de 45% des entreprises envisagent de proposer une passerelle entre le compte épargne temps (CET) et le PERCO.
L’encours moyen détenu par chaque bénéficiaire s’élève aujourd’hui à 5391 euros, contre 4357 euros en septembre 2008, soit une progression de 23 %.
Du 1er janvier au 30 septembre 2009, les flux d’alimentation du PERCO se répartissent de la manière suivante : participation (27 %), versements volontaires des salariés (17 %), intéressement (17 %), abondement de l’entreprise (39 %). L’encours moyen détenu par chaque bénéficiaire s’élève à 5391 euros. L’âge moyen de l’adhérent à un PERCO est de 47 ans. Les moins de 30 ans représentent 6,7 %, les 40/49 ans pèsent pour 28,3 %, les 50/59 ans pour 37 %.
Sources :
AFG
Baromètre Natixis Interépargne
Créé le 13 juin 2007 - Dernière mise à jour le 13 janvier 2012




















