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Epargne salariale

Données sur l’épargne salariale

Une croissance rapide


L’épargne salariale a connu ces dix dernières années jusqu’à la fin 2007 une croissance très rapide.
En dix ans, de 1997 à 2007, les actifs investis en épargne salariale ont été multipliés par plus de trois.
Au 31 décembre 2007, l’encours des OPCVM salariales atteignait 87,6 milliards d’euros, progression de 6,3 % par rapport au 31 décembre 2006.
Fin 2008 les encours ne sont plus que de 71,4 milliards d’euros (- 18,5%). Mais cela est dû, principalement, à la baisse de la valeur des actifs et non à une désaffection des salariés vis-à-vis de ce type d’épargne.
Au 30 juin 2009, les encours sont de 76,5 milliards d’euros (+7 %). Cette hausse est due à la collecte des plans d’épargne, PEE et PERCO. La participation a contribué pour une bonne part à cette progression. Plus de 11,7 millions de porteurs détiennent de l’épargne salariale, soit 600 000 nouveaux porteurs en un an.


Progression des actifs en épargne salariale Source : AFG


Bonne résistance malgré la crise

L’évolution du montant des encours résulte de trois données :

- L’évolution du prix des actifs

Comme on le sait en 2008 la tendance est à la baisse, d’autant plus que les actifs sont largement investis en actions.

- L’évolution des nouveaux placements.

Selon le baromètre Natixis Interépargne publié le 30 novembre 2009, les salariés restent nombreux à effectuer des versements sur leurs dispositifs d’épargne salariale (+ 3,7% pour le PEE, + 13,7% pour le PERCO). Le montant moyen épargné sur des PEE s’élève à 991 euros et de 1 369 euros sur des PERCO. Au total, plus de 14,5 milliards d’euros ont alimenté l’épargne salariale en 2008, dont 7,2 milliards au titre de la participation (soit 49,7%), 2,7 milliards au titre de l’intéressement (soit 18,6%), 2,8 milliards au titre des versements volontaires des salariés (soit 19,3 %) et 1,9 milliard au titre de l’abondement des entreprises. On observera que celui-ci ne représente donc que 13% du montant de l’épargne nouvelle réalisée en 2008.


- L’évolution des retraits

Les possibilités ont été facilitées par une loi votée en janvier 2008. Voulu par le gouvernement comme une mesure phare de soutien au pouvoir d’achat des Français, le déblocage de la participation a, cependant, connu un succès mitigé. Les retraits opérés par les épargnants ne se sont pas sensiblement accélérés. Ils ont été de 12,4 milliards d’euros au total en 2008, y compris les déblocages exceptionnels de la participation permis par la loi pour le pouvoir d’achat.


2,2 milliards d’euros de collecte nette ont donc été réalisés en 2008, soit un maintien de celle-ci à un niveau comparable à celui de l’année 2007 (2,3 milliards d’euros).


Les actions, en baisse dans le total de l’encours

Selon les données publiées par l’Agence Française de Gestion Financière (AFG), au 31 décembre 2007, près de la moitié des encours d’actifs de l’épargne salariale, soit 43,3 milliards d’euros, étaient investis dans les FCPE et les SICAV d’actionnariat salarié. Le reste, soit 44,3 milliards d’euros, était placé dans les FCPE diversifiés, eux-mêmes fortement investis en actions.


La proportion s’est inversée en 2008 avec la baisse des cours des actions cotées. Elles ne représentent plus que 42 % (30 milliards d’euros) du total des encours. Les investissements dans les fonds dits d’investissement socialement responsable (ISR) atteignent 2,2 milliards d’euros et les placements dans les FCPE solidaires, dont l’actif atteint 480 millions d’euros.

Les retraits, surtout liés à la cessation du contrat de travail

Les cas de retrait anticipé les plus fréquemment utilisés sont liés à la cessation du contrat de travail (changement d’employeur, licenciement, départ à la retraite, etc.) ; cela concerne 769 000 salariés en 2008 avec un montant moyen de retrait de 2230 euros. Viennent ensuite l’achat du logement principal (pour plus de 153 000 foyers avec un montant moyen de retrait de 7300 euros), et le mariage ou la signature d’un pacte civil de solidarité (PACS).

L’épargne salariale, majoritairement dans les grandes entreprises

Selon les statistiques de l’AFG, au 31 décembre 2008, 210 000 entreprises disposent d’un plan d’épargne salariale soit 21000 de plus qu’en 2008. Toujours selon ces données, 11,5 millions de salariés ont accès à au moins un dispositif d’épargne salariale. Malgré une diffusion accrue de l’épargne salariale, c’est toujours dans les entreprises proposant les salaires les plus élevés et dans celles employant le plus grand nombre de personnes que les dispositifs sont les plus fréquents. Selon les données du ministère du travail, 92 % des salariés des entreprises de 500 salariés ou plus sont couverts par au moins un dispositif d’épargne salariale. Ils sont encore plus de 76 % dans les entreprises de 50 à 499 salariés, mais seulement 12,9 % dans les entreprises de moins de 50 salariés.

Performance des FCPE

Source : AFG
Données au 30/11/2009

PERCO : une progression continue

Le Plan d’Epargne pour la Retraite Collectif poursuit sa progression à un rythme satisfaisant, malgré une conjoncture économique difficile. Au 30 septembre 2009, 93 000 entreprises supplémentaires ont proposé à leurs salariés ce mode d’épargne retraite, contre 69 706 entreprises en juin 2008, soit une progression de 33 %.
Plus de 45% des entreprises envisagent de proposer une passerelle entre le compte épargne temps (CET) et le PERCO.


L’encours moyen détenu par chaque bénéficiaire s’élève aujourd’hui à 5391 euros, contre 4357 euros en septembre 2008, soit une progression de 23 %.


Du 1er janvier au 30 septembre 2009, les flux d’alimentation du PERCO se répartissent de la manière suivante : participation (27 %), versements volontaires des salariés (17 %), intéressement (17 %), abondement de l’entreprise (39 %). L’encours moyen détenu par chaque bénéficiaire s’élève à 5391 euros. L’âge moyen de l’adhérent à un PERCO est de 47 ans. Les moins de 30 ans représentent 6,7 %, les 40/49 ans pèsent pour 28,3 %, les 50/59 ans pour 37 %.

Sources :
AFG
Baromètre Natixis Interépargne

Créé le 13 juin 2007 - Dernière mise à jour le 22 février 2010