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Directive MIF

Et si vous vous adressez à un prestataire installé dans un autre pays de l’Union européenne ?

aurez vous la garantie qu’il respectera les mêmes règles de protection des investisseurs ?


Un prestataire de services financiers va pouvoir offrir plus facilement ses services dans tous les pays de l’Union en étant habilité, réglementé et contrôlé par les autorités de son Etat d’origine. Certes, les autorités du pays dans lequel il a implanté une succursale veillent à ce que les règles de conduite de ce pays soient respectées. Mais si vous vous adressez à un prestataire installé dans un autre pays, ne risquez-vous pas d’être soumis à des règles moins protectrices ou en tout cas que vous ne connaissez pas ?

L’Acte unique européen, signé en 1986, avait pour but de parvenir au Marché unique à l’horizon de 1993. L’un des axes majeurs était de réaliser la libre circulation des capitaux et des services, objectif inscrit dès le traité de Rome. C’est pourquoi les banques, les compagnies d’assurances, les services d’investissement et les organismes collectifs de placement (OPCVM) ont fait l’objet dans les années 80 de directives sectorielles d’ambition limitée. Du coup, les différences dans les transpositions nationales du cadre commun, lui-même d’ambition limitée, ont maintenu nombre de cloisonnements. Les règles et les institutions de régulation pour le contrôle et la surveillance des entreprises sont par ailleurs restées pour l’essentiel de responsabilité nationale. Le système financier européen est demeuré largement fragmenté. Face à cet échec, le processus a été modifié en 2000. Cela s’est appliqué pleinement à la directive MIF.

Le processus qui a été appliqué pour l’élaboration et les transpositions nationales de la directive vise à obtenir la meilleure harmonisation possible des réglementations.

- Dans un premier temps, une directive cadre a été adoptée en 2004 par le Parlement Européen. Cette directive a défini les objectifs et les principes directeurs encadrant les règles techniques.

- Dans un deuxième temps, la Commission a adopté des mesures techniques permettant de rendre les principes opérationnels. Elle a travaillé en sollicitant l’avis du Comité Européen des Régulateurs de marché des valeurs mobilières (CERVM) ( CESR selon ses initiales anglaises). Le CESR a été créé en 2001. Il constitue une novation importante et permet aux régulateurs nationaux de travailler ensemble et de veiller notamment à ce que les régulations nationales se rapprochent en termes de conception, de culture, de réglementation et d’instruments techniques.
De plus, tout au long de ce processus, la Commission et le CESR ont systématiquement consulté les professionnels et cherché à développer la consultation des utilisateurs de services financiers et les consommateurs.
Les mesures d’exécution de niveau européen ont été adoptées sous la forme d’une directive et d’un règlement en septembre 2006. Au total, l’ensemble constitué par la directive cadre, la directive et le règlement d’exécution, constituent un corps de règles applicables de manière plus facilement uniforme en Europe.
Quant aux transpositions, elles s’effectuent dans le même esprit avec une large concertation entre les gouvernements et entre les régulateurs nationaux et avec la Commission pour limiter au maximum les ajouts de spécificité nationales et reprendre autant que possible la même terminologie.

Alire également : Les moyens des autorités de contrôle et de surveillance nationales ont-ils été adaptés à ces évolutions ?

Les services auxilliaires
La Directive MIF réglemente d’autres services qui ne sont pas des services d’investissement mais des services auxiliaires, comme l’analyse financière ou la conservation et l’administration des titres financiers qu’effectue votre intermédiaire financier pour vos comptes titres, vos PEA etc… Toutefois, la réglementation de ces services n’est que partiellement harmonisée en Europe. Il est donc important d’être vigilant sur l’information que vous donneront les prestataires originaires d’autres Etats que la France sur leur prestation de service en la matière.

Dernière mise à jour le 17 octobre 2007

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