Deux statuts fiscaux distincts existent pour la location en meublé, selon le montant des revenus issus de la location. Mais dans les deux cas, les revenus ne sont pas considérés comme des revenus fonciers mais sont imposés dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).
Est un loueur en meublé non professionnel, le bailleur percevant moins de 32 600 euros de recettes locatives annuelles encaissées en 2011 (à déclarer en 2012).
C’est alors le régime du micro-BIC (Bénéfices industriels et commerciaux) qui s’applique, avec l’avantage de pouvoir recourir à un abattement forfaitaire de 50 % des loyers perçus. Ainsi, si 32.000 euros de loyers sont perçus par an, seuls 16.000 euros de revenus seront soumis à imposition. La contrepartie de cet abattement forfaitaire, c’est qu’on ne déduit aucune charge.
Le bailleur devra s’acquitter des impôts locaux :
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Si vous estimez que ce régime est désavantageux, vous pouvez opter pour le régime réel, qui permet de déduire les charges pour leur montant réel et justifiable. Cette solution est envisageable si vous réalisez ou prévoyez des travaux importants. Cette option est irrévocable pendant 2 ans. |
Locations meublées particulières
Pour les activités de gîtes ruraux, meublés de tourisme et chambre d’hôtes, le plafond qui permet de relever du régime Micro-Bic est plus élevé : 81500 euros en 2011. En outre l’abattement forfaitaire pour frais est de 71 %.
Si vous louez ou sous-louez en meublé une ou plusieurs pièces de votre habitation principale, les recettes encaissées pour cette location sontexonéréesd’impôt sur le revenu si cette (ces) pièces louée constitue la résidence principale de la personne à qui vous la louez ; et si cette location est consentie à un prix raisonnable n’excédant pas un plafond annuel hors charges de 174 euros par mètre carré en Ile de France, 127 euros par mètre carré pour les autres régions pour 2011.
Vous bénéficiez également d'une exonération d'impôt sur le revenu si vous louez de façon habituelle une partie de votre habitation principale à des personnes n'y élisant pas domicile lorsque le produit de ces locations (chambres d’hôtes) ne dépasse pas 760 € par an.
Pour bénéficier de ce statut, il faut remplir trois conditions cumulatives :
Si vous remplissez toutes les conditions exigées pour le statut de loueur professionnel, quatre avantages importants existent alors :
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Du fait de la complexité du statut de loueur professionnel il est préférable de vous faire assister par un spécialiste, comme un fiscaliste par exemple, si vous avez recours à ce statut. Les conditions exigées se sont tellement durcies qu’il est préférable d’étudier soigneusement ce statut de loueur professionnel pour vous vérifier qu’il est vraiment avantageux dans votre cas. |
En résumé, trois régimes d’imposition sont possibles
Quel que soit le régime fiscal adopté, il faut savoir qu’en plus de l’impôt, les prélèvements sociaux sont à acquitter. Ils font l’objet d’une imposition séparée.