Les différents revenus et gains, et leur mode d’imposition

Les revenus de vos placements financiers

Les revenus de vos placements financiers perçus à compter de 2013 (dividendes d'actions, intérêts des livrets d’épargne non exonérés, des plans d’épargne logement de plus de 12 ans, obligations…), sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Selon votre tranche marginale d'imposition, le coût de la fiscalité est donc variable.

Une exception à la règle

Les foyers fiscaux qui perçoivent moins de 2 000 euros d'intérêts par an peuvent opter, lors du dépôt de leur déclaration de revenus, pour une imposition au forfait. Les 2 000 euros d’intérêts pris en compte concernent les produits de placement à revenu fixe (livrets d’épargne non réglementés, comptes à terme, PEL de plus de douze ans, obligations…).

Mais avant de choisir le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL), il faut faire ses comptes.

Vous n’avez pas intérêt à opter pour le PFL si votre taux marginal d’imposition est inférieur ou égal à 14 %. Si votre taux marginal d’imposition est de 30 % ou plus, il est préférable d’opter pour le PFL de 24 % pour les intérêts. Pour connaître votre taux marginal d’imposition, vous pouvez vous rendre sur le site impots.gouv.fr et réaliser une simulation de calcul de votre impôt. Tout à la fin de la page de résultats, vous trouverez votre « taux marginal d’imposition (revenus soumis au barème) » (0 %, 14 %, 30 %, 41 % ou 45 % pour 2015). A ne pas confondre avec le « taux moyen d’imposition » !

Les dividendes d'actions sont désormais soumis à l'imposition au barème, sans possibilité d'opter pour le prélèvement forfaitaire. Toutefois, on applique un abattement de 40 % sur la somme déclarée avant de les soumettre au barème de l’impôt.

Les prélèvements sociaux, qui s’appliquent sur le dividende brut, sont retenus directement par l’établissement financier qui gère vos titres.

Quand avez-vous intérêt à opter pour le prélèvement forfaitaire libératoire ?

Pour les produits de placement susceptibles de bénéficier du prélèvement forfaitaire libératoire au taux de 24 %, vous n’avez intérêt à opter pour ce prélèvement que si votre taux marginal d’imposition est égal à 30 %, 41 % ou 45 %.

A l’inverse si votre taux marginal d’imposition est de 14 %, ou encore si vous n’êtes pas imposable, vous avez intérêt à choisir l’imposition selon le barème progressif.

En cas de retrait sur un contrat d’assurance-vie de moins de 4 ans, vous aurez intérêt à renoncer au prélèvement forfaitaire de 35 %, sauf si vous êtes imposable dans la tranche à 41 % ou à 45 %. Si votre contrat a entre 4 et 8 ans, vous n’opterez pour le prélèvement (15 %) que si votre taux marginal est de 30 % ou plus. En revanche, à partir de 8 ans, l’option pour le prélèvement (7,5 %) est généralement plus intéressante sauf si vous êtes non imposable ou si l’intégration de vos produits dans votre revenu imposable peut vous permettre d’éponger des réductions d’impôt.

Pour savoir quel est votre taux marginal d'imposition, faites vos calculs sur www.impots.gouv.fr : vous le trouverez à la fin de la simulation.

Créé le 18 avril 2012 - Dernière mise à jour le 10 novembre 2014
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1 commentaire(s)  
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33gradpou , publié le 17/02/2016 12:10

Enfin un site précis: un plan, explications claires, liens hypertextes rapides. Merci. Dans l'espoir que cette histoire se poursuive

 
institut pour l'éducation financière du public

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