Épargne disponible
L’épargne disponible non réglementée
Avec l’épargne non réglementée, la fiscalité est plus lourde, les taux d’intérêt nets d’impôts moins élevés.
Mais les comptes rémunérés, comptes à terme, super livrets et livrets bancaires, vous permettent de disposer d’un rendement minimum, en ne bloquant jamais votre argent trop longtemps. C’est mieux que rien. S’ils sont moins intéressants que des épargnes défiscalisées comme les livrets réglementés (Livret A, livret de développement durable,…), ces placements sont utilisés en cas de dépassement des plafonds de ceux-ci. Souvent, ce sont des comptes de transition (entre la vente d’un appartement, et l’achat du suivant, par exemple).
Comptes rémunérés
Depuis le 16 mars 2005, la législation française autorise la rémunération des comptes courants. Il ne s’agit pas d’un produit d’épargne à proprement parler. L’établissement financier rémunère les liquidités que vous déposez sur ce compte. Ces comptes rémunérés permettent également de disposer de moyens de paiements (chéquier, carte bancaire). Les organismes qui proposent ce service sont encore peu nombreux. Généralement, les comptes sont rémunérés entre 0,5 % et 2,5 %. La grande différence avec les livrets d’épargne réside dans le fait que les intérêts sont calculés quotidiennement (sur le solde du compte), et non par quinzaine. Les intérêts ainsi générés sont généralement versés une fois par trimestre au lieu d’annuellement pour les livrets. Attention, certaines banques fixent un seuil au-delà duquel les liquidités sont effectivement rémunérées. Il s’agit toujours d’un pourcentage brut, duquel il faut déduire les impôts et les prélèvements sociaux. Vous serez imposé sur les intérêts perçus (au taux marginal d’imposition) ou vous choisirez le système des 18 % de prélèvements libératoires, si vous êtes dans une tranche fiscale marginale supérieure. Dans tous les cas, s’ajoutent les prélèvements sociaux de 11 %.
Voir l’article "Impôt sur l’épargne, comment ça marche ?"
Comptes à terme
Le compte à terme est une façon de placer son argent en l’immobilisant pendant une période allant de un mois à un an. Concrètement, vous prêtez votre argent à un organisme financier de votre choix, qui vous rémunère pour ce prêt. Vous placez alors votre argent pour une durée qui peut être courte (1 mois minimum) et que vous définissez avec l’établissement financier. Celui-ci vous propose un taux, que vous pouvez négocier. Le taux de rémunération varie en fonction des sommes placées, de la durée et des taux pratiqués sur le marché monétaire. Votre versement se fait en une seule fois à la souscription, sans possibilité de versement ultérieur (sauf à ouvrir un autre compte). Les intérêts vous seront versés soit en une seule fois au moment où vous retirerez vos fonds, soit trimestriellement ou semestriellement pour les contrats de plus d’un an. Si vous choisissez de retirer votre argent plus tôt que prévu, l’organisme vous applique des pénalités sur les intérêts qu’il vous doit. Si vous hésitez sur votre durée d’engagement, il vous est donc conseillé d’opter pour la plus courte. Une autre solution dans ce cas : les comptes à taux progressifs. Vous vous engagez alors sur une base mensuelle, trimestrielle, semestrielle ou annuelle. A l’issue de chaque période, vous pouvez retirer votre argent sans pénalité ou prolonger le compte en bénéficiant d’un taux légèrement supérieur au précédent.
En termes de fiscalité, comme pour le compte rémunéré, le compte à terme est imposé sur les intérêts perçus au taux marginal d’imposition ou vous choisirez le système des 18 % de prélèvements libératoires, si vous êtes dans une tranche fiscale marginale supérieure. Dans tous les cas, s’ajoutent les prélèvements sociaux de 11 %.
Super livrets et livrets bancaires
A la différence des livrets réglementés, les "super livrets" ne voient pas leurs taux fixés par l’Etat, mais par la banque qui les distribue. Il faut savoir que :
le taux annoncé par les super livrets est un taux brut car les intérêts sont fiscalisés. A vous de choisir entre le prélèvement libératoire et l’imposition sur le revenu (si vous êtes imposable, évidemment, sinon le taux brut est pour vous le taux net),
les taux les plus attractifs sont souvent proposés pour une période limitée à deux mois et sur les nouveaux dépôts ; les anciens détenteurs et les dépôts au-delà de la période initiale ne bénéficiant généralement pas des mêmes conditions,
l’établissement calcule les intérêts toutes les quinzaines : ainsi, si vous avez fait un versement le 16 du mois, il ne sera pris en compte que pour la quinzaine du mois suivant. Veillez à verser vos fonds au moment le plus opportun.
Comme pour les comptes à terme ou rémunérés, vous serez imposé sur les intérêts perçus (au taux marginal d’imposition) ou vous choisirez le système des 18 % de prélèvements libératoires, si vous êtes dans une tranche fiscale marginale supérieure. Dans tous les cas, s’ajoutent les prélèvements sociaux de 11 %. Par ailleurs, il existe les livrets bancaires. Tout les établissements financiers en proposent. Ils fonctionnent comme le livret A, à ceci près que leur taux n’est pas fixé par l’Etat et qu’ils sont fiscalisés. Le taux de rendement de ces livrets est variable selon les réseaux bancaires. Il est conseillé de bien comparer les offres proposées afin de trouver le support qui vous convienne le mieux.
Dernière mise à jour le 11 février 2008



