Jeunes | Actifs | Seniors | Espace Enseignants et Formateurs | Espace Enfants | Doc | Boite à Outils | Tronc commun | Les mots de la finance | Les formations | Page d’accueil | Espace Presse | Questions/réponses | Nos partenaires | « Une journée pour optimiser son budget » | Les mots de la retraite | Guide pédagogique

La « clientèle patrimoniale » : perception du risque, besoin d’information

En video


Marie-Laurence Guéna, directrice du pôle services de l’IFOP a conduit pour le compte de l’Union Financière de France (UFF), la première vague de « l’observatoire de la clientèle patrimoniale ». Elle nous présente ici les grandes tendances de cette étude.



Interview réalisée en janvier 2010

Le cadre de l’étude

L’observatoire de la clientèle patrimoniale est destiné à comprendre l’attitude des Français par rapport aux risques financiers et à mesurer le niveau de rupture des comportements face à la crise financière actuelle. L’observatoire se veut exploratoire.
Cette « première vague » de données a été réalisée auprès de personnes disposant d’au moins 30 000 € de patrimoine financier hors immobilier, soit 10 % des Français. Ils sont appelés les « patrimoniaux ».

Les grands enseignements

Trois grands enseignements sont à noter :

  • La crise a exacerbé la perception du risque quant aux placements financiers et a radicalisé les comportements des Français en les poussant au repli. Ainsi, 1 Français sur 2 déclare avoir vu sa capacité d’épargne diminuer. Une « perte de confiance » renforcée par un environnement financier jugé instable et anxiogène. Cette perception est d’autant plus vraie pour ceux des « patrimoniaux » ayant le moins de placements ouverts au risque. Paradoxe de la situation, ce sont les « sécuritaires » qui anticipent le plus vivement la crise et ses incidences financières. Par ailleurs, les personnes interrogées appartenant aux catégories sociaux-professionnelles les plus aisées (CSP+) déclarent « ne compter que sur elles pour gérer leur patrimoine » ;
  • Un besoin accru de sécurité dans l’information délivrée et de traçabilité des produits proposés par les établissements financiers. Preuve en est, la stabilisation du seuil de détention d’actifs risqués à 20 % du patrimoine détenu. Seulement 39 % des sondés avouent être disposés à dépasser ce seuil ;
  • Une perception renforcée de la divergence d’intérêt entre les « patrimoniaux » et les banquiers généralistes. Une situation qui joue en faveur des conseillers spécialisés : conseillers indépendants en gestion de patrimoine ou conseillers bancaires pour qui la confiance semble se maintenir.

Le besoin d’être mieux informé

Face à la crise et à ses pertes de repères, les patrimoniaux revendiquent haut et fort un besoin d’information sécurisée, d’écoute, de conseil et de réactivité de la part des établissements financiers. Dans ce contexte d’évolution rapide, s’appuyer sur un conseiller formé et informé est incontournable pour les personnes sondées.

La perception du risque en matière financière

D’une manière générale, les « patrimoniaux » ne souhaitent pas prendre de risques financiers. Le risque est perçu comme négatif et anxiogène par la grande majorité d’entre eux. Pour preuve, lorsqu’on demande aux « patrimoniaux » : « quels sont vos principaux critères de choix en matière de placements financiers ? » Ils répondent massivement : la régularité de la performance, l’avantage fiscal, la disponibilité des fonds ; le risque n’arrivant qu’en cinquième position des critères de sélection.
Par ailleurs, à la question : « qu’est-ce qui peut vous aider dans la gestion de votre patrimoine ? » Ils répondent : une bonne connaissance du niveau de risque de mes placements, la possibilité de s’assurer de la fiabilité de l’établissement dans lequel sont placés mes actifs, une connaissance fine de la composition des produits financiers disponibles.
Une faible inclination au risque qui semble être confirmée par d’autres études sur le sujet.

Pour aller plus loin : l’étude de l’IFOP-UFF

Créé le 8 février 2010 - Dernière mise à jour le 9 mars 2010

imprimer retour
Culture financière des Français : comment l’améliorer ?
L’épargne dépendance
Les crises financières
Impôt sur le revenu : Une proposition de réforme
Y a-t-il une bulle immobilière en France ?
Hausse des taux de la Banque Centrale européenne.
La crise a-t-elle changé les épargnants français ?
L’exclusion bancaire
La crise de la zone Euro
Les ménages pauvres et les banques
Trois questions sur la spéculation financière
Les objectifs de l’Autorité de Contrôle prudentiel
Trois critères pour choisir une SICAV ou un FCP : les performances, les frais et la volatilité
L’argent et nous
La crise de la finance globalisée
Comprendre les crises financières
La « clientèle patrimoniale » : perception du risque, besoin d’information
Quelles informations comptables rechercher lorsqu’on est actionnaire ?
L’Investissement Socialement Responsable à la conquête du grand public
Les 16/29 ans et la banque
Services bancaires : ce qui change pour le consommateur
Les banques françaises remplissent-elles leur rôle ?
Epargnants : La crise est-elle finie ?
L’argent de poche en 2009
Encourager l’épargne à long terme
Plans d’épargne retraite en entreprise – Les salariés épargnants sont-ils convenablement protégés ?
L’épargnant français en 2009
Crédit révolving : un crédit trop discret ?
L’Epargne salariale face à la crise
Vers un renforcement de la protection des investisseurs européens ?
De nouveaux modèles de consommation ?
Les Finances personnelles pour les Nuls
La fin des paradis fiscaux ?
Les choix des épargnants face à la crise
Surendettement : agir avant qu’il ne soit trop tard
Qu’est ce que la politique de relance ?
Le défi du long terme pour les épargnants
Epargnants : quelles perspectives pour 2009 ?