Epargne
Les Français plutôt “fourmis”
En 2006, le taux d’épargne des ménages français était de 15,5 % (le taux d’épargne est le rapport entre l’épargne et le revenu disponible brut d’un ménage).
Les Français sont donc plutôt fourmis et cela ne date pas de la montée des inquiétudes face à l’avenir. C’est une tendance traditionnellement forte. Entre 1961 et 1973, le taux moyen d’épargne s’établissait à 17,9 %. Il a même atteint près de 20 % en 1978. Il a par la suite connu une forte baisse, jusqu’en 1987 (à 11 %), avant de remonter progressivement autour de 16 % en 1993 et de se stabiliser dans la dernière décennie.
Comparaisons avec le reste du monde
Le taux d’épargne des ménages français figure parmi celui des plus élevés en Europe, avec l’Allemagne (16,1 %), la Hollande (17,2 %) et l’Italie (18 %). A l’inverse, la Finlande (8,4 %), le Portugal (11,2 %), l’Espagne (12 %) et l’Autriche (12,9 %) affichent un niveau d’épargne inférieur. Nos voisins anglo-saxons épargnent encore moins, de l’ordre de 5 % ; mais la palme revient aux Etats-Unis où le taux d’épargne est quasi-nul (2 %). A l’opposé, les Chinois se révèlent être de grands épargnants dans leur nouvel environnement, avec un taux d’épargne autour de 50 % (sans doute en conséquence de l’absence de protection sociale collective en matière de santé et de retraite).
Motivations de l’épargne
L’institut TNS Sofres réalise tous les semestres un sondage (Baromètre Epargne pour Les Echos et la Banque Postale) sur les motivations des Français à épargner. Pour 88 % des personnes interrogées ? il apparaît nécessaire d’épargner, mais pour 79 % d’entre elles il n’est pas facile de le faire. Environ 1 Français sur 2 dit avoir épargné au cours des trois derniers mois - Enquête de juillet 2007.
En leur posant la question : « A quoi cette épargne est-elle destinée ? », on constate en 1er lieu que les motivations d’épargne sont nombreuses. Plus de 5 motifs évoqués en moyenne par chaque épargnant.
2ème constat, le motif premier est la réalisation d’un matelas : 86 % des épargnants avancent au moins un motif classé dans cette catégorie (qui pour TNS inclut à la fois la crainte d’un coup dur et la constitution d’un capital). Vient ensuite la réalisation future d’un investissement matériel (voiture, petit investissement ou bien immobilier, pour 72 %). Puis l’aide à sa famille ou à ses enfants (les études des enfants ne sont cependant citées que par 23 % des épargnants). Les loisirs (vacances, voyages…) sont cités par un peu moins d’un épargnant sur deux (46 %). Et enfin presqu’à égalité la transmission d’un patrimoine et la préparation de la retraite n’ont été un motif d’épargne que pour à peine 1 épargnant sur 3 (32 %).
Autre constat : ces chiffres sont relativement stables depuis 2004. On peut notamment remarquer que le motif de la retraite a connu une progression en 2005-2006 mais, depuis 2007, on se retrouve pratiquement au niveau de 2004.
Dernière mise à jour le 8 février 2008



