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Les OPCVM monétaires


Les OPCVM monétaires (ou OPCVM de trésorerie) constituent une épargne disponible, des risques de perte généralement limités, et offrent un rendement équivalent à celui du Livret A. C’est un outil d’épargne ou de placement à court terme, principalement utilisé par les entreprises pour gérer leur trésorerie. L’achat ou la vente d’OPCVM monétaires se fait auprès de votre banque ou de votre établissement financier.

Précision de vocabulaire.
Comme pour n’importe quel OPCVM, un « rachat » de part correspond à une vente, alors que l’achat se dit « souscription ». Le prix de chaque part s’appelle « valeur liquidative ». Racheter une part de SICAV à la valeur liquidative de 1200 €, cela veut donc dire vendre sa part 1200 € (moins les éventuels frais de sortie et commissions).


Les Sicav et FCP monétaires connaissent des performances en liaison avec le taux directeur de la Banque centrale européenne (autour de 4 % brut fin 2007). Leur indice de référence est généralement l’EONIA (Euro Overnight Index Average), qui représente la moyenne des taux pratiqués entre les banques de la zone euro, sur vingt-quatre heures. Pour obtenir ce niveau de rémunération, les gérants monétaires investissent dans trois types d’emprunts : les bons du Trésor, émis par l’Etat français ; les certificats de dépôt, émis par les banques ; et les billets de trésorerie, émis par les entreprises. Ils peuvent compléter leur portefeuille avec des obligations.

On distingue deux catégories d’OPCVM monétaires :

  • les OPCVM dits « classiques » structurés autour de titres d’une durée de vie maximale de trois mois ;
  • les OPCVM dits « dynamiques » qui sont composés de titres dont la durée de vie peut aller jusqu’à deux ans.

Jusqu’à une période récente les OPCVM de trésorerie étaient considérés comme sûrs et sans risque en capital puisqu’ils étaient investis en titres très liquides et de signatures très sûres. Toutefois, au moment de la crise des subprimes de l’été 2007, on s’est rendu compte que, pour obtenir de meilleures rémunérations, les gérants d’OPCVM dynamiques avaient investi en partie, et sans toujours en être conscients, dans des titres de créance de moindre qualité résultant de la généralisation de la pratique de la titrisation.

Pour en savoir plus : On a réalisé à cette occasion que les OPCVM monétaires étaient soumis à un risque de signature, lié à la solvabilité des émetteurs des titres de créance détenus en portefeuille. Dès lors que les investisseurs ont eu une crise de défiance à l’égard des titres détenus par ces OPCVM, ils en ont demandé le remboursement, qui a abouti à une crise de liquidité. De ce fait, une réflexion est actuellement menée sur ce sujet par l’AMF et l’AFG Faire attention aux frais de gestion, ainsi qu’aux frais d’entrée et de sortie. Les seuils d’accès sont par ailleurs parfois élevés : de nombreux OPCVM monétaires, conçus pour des trésoriers d’entreprises, mettent la part à plusieurs milliers, voire dizaines de milliers d’euros.

En matière fiscale, les OPCVM monétaires sont soumis aux mêmes règles que les autres OPCVM et les autres valeurs mobilières (actions, obligations,…). Les plus-values sont, au choix de l’épargnant, imposables à l’impôt sur le revenu ou soumises au prélèvement libératoire à hauteur de 29 % (11 % de cotisations sociales et 18 % d’impôt).

Liens :
Les clés de la banque
francetransactions.com

Dernière mise à jour le 11 février 2008

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