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La banque de l’après crise

de George Pauget

« La Banque de l’après crise » est un ouvrage court et un peu plus technique mais dont l’exposé est toujours clair et sera notamment largement accessible aux étudiants.

10 Crises pour le prix d’une

Georges Pauget analyse d’abord les « 10 caractéristiques essentielles » de la crise ou pour dire autrement les « 10 crises » qui en font selon lui la substance et en expliquent la gravité. Pour lui, la crise est en effet tout à la fois crise du surendettement des ménages américains, crise des déséquilibres financiers internationaux entre Chine et Etats Unis, défaillances dans les mécanismes de la titrisation, crise de l’évaluation des risques,bancaires de crédit et du risque sytémique, crise de la régulation, crise des politiques monétaires et même crise de la théorie financière.

Les deux chapitres suivants traitent de l’impact différencié de la crise sur les différents systèmes bancaires ( l’occasion de souligner la solidité du sytème français) puis des projets actuels de renforcement des régulations bancaires ( l’occasion de souligner les risques de surrégulation plutôt que de meilleure réglementation).
La deuxième moitié de l’ouvrage, qui justifie son titre, est consacrée à l’avenir. De quelle façon la banque tirera-t-elle les leçons de la crise et quel en sera le modèle ? c’est la partie la plus intéressante et la plus novatrice de l’ouvrage.

Pour répondre, Georges Pauget s’est interrogé sur le type de banque qui arrivera le mieux à concilier « la gestion des risques » qui constitue une spécicité essentielle de la banque et « la meilleure valorisation possible des actions bancaires sur les marchés boursiers ». Bref a priori pas de réduction systématique de la rentabilité financière des banques, mais la recherche d’une meilleure conciliation avec le propre du métier dans la diversité des activités de la banque de détail , de gestions d’actifs et de banque d’investissements.

Réponse : La banque universelle à la française - reposant sur les activités de détail, de marché et de gestion pour compte de tiers – a certes montré la solidité de ce modèle dans la crise. Selon Georges Pauget, « le marché préfère les “pure players” voire un modèle à deux risques, type détail-gestion d'actifs. Il valorise moins une banque universelle et cela même en période de crise ». Dans ces conditions, le modèle de la banque universelle pourrait laisser de la place pour un modèle de banques multi spécialisées, plus simples à comprendre par les marchés, et donc mieux valorisées par ceux-ci.

George Pauget 
Revue Banque
2009, 156 pages 

Créé le 05 mars 2010 - Dernière mise à jour le 06 février 2012
© IEFP – la finance pour tous
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