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Les interviews de l'IEFP

L’Epargne salariale face à la crise

Dans le cadre de la loi en faveur du pouvoir d’achat adoptée en 2008, le salarié peut désormais demander le versement immédiat de sa participation sans attendre cinq ans. Mais les sommes qui lui seront versées ne bénéficieront pas de l'exonération d'impôt sur le revenu.

L’épargne salariale qui a bien résisté en 2008 malgré la crise, devrait néanmoins rester attractive comme instrument d’épargne à moyen et long terme. Laure Delahousse, Directrice Gestion spécialisée et Epargne retraite de l’AFG (Association Française de Gestion Financière) en explique les raisons.


L’Epargne salariale face à la crise par lafinancepourtous 

L’AFG, acteur et observatoire de l’épargne salariale.

L’AFG (Association Française de Gestion Financière représente à la fois les professionnels qui gèrent l’épargne salariale et les teneurs de comptes, c'est-à-dire les acteurs financiers qui sont au quotidien en relation avec les entreprises et les salariés et effectuent les versements collectifs et individuels, les retraits et les achats de titres. A ce titre, L’AFG est un interlocuteur des pouvoirs publics et de l’AMF, lorsque les dispositions législatives et réglementaires sont modifiées. Elle constitue également un observatoire des données et publie régulièrement des statistiques très exhaustives en la matière.

Bonne résistance en 2008

En 2008, malgré la très forte chute des marchés financiers, l’épargne salariale a poursuivi sa croissance. Davantage d’entreprises ont mis en place un dispositif d’épargne salariale ; Le nombre de salariés qui ont souscrit un plan est lui aussi en augmentation. Ils sont maintenant plus de 11 millions à l’avoir fait. Selon Laure Delahousse, la crise actuelle constitue un accident ponctuel. Cela ne remet pas en cause l’intérêt de l’épargne salariale qui est un produit d’épargne à moyen et long terme. La période actuelle peut être même considérée comme un bon moment pour investir : les marchés financiers étant assez bas, les salariés qui décideraient d’investir pourraient bénéficier d’une relance que chacun espère.

En 2009, l’épargne salariale devrait rester attractive.

A compter de 2009, les salariés pourront choisir de percevoir immédiatement leur participation.

Cela ne remet en cause l’intérêt pour les salariés de choisir d’investir la participation soit pour 5 ans dans un Plan d’épargne entreprise ou pour une plus longue durée sur un PERCO (plan d’épargne retraite collectif). Ils bénéficieront de l’abondement par les entreprises qui viendra parfois s’ajouter à leur épargne personnelle. Ils bénéficieront d’un régime fiscal particulièrement avantageux lorsque la participation est investie et seulement dans ce cas. Et ils ont aussi la perspective de valorisation de leur épargne investie à moyen et long terme au-delà de la crise actuelle.

Les salariés devront bien peser le pour et le contre entre l’obtention d’un pouvoir d’achat immédiat et la réalisation d’un investissement pouvant répondre à des objectifs tels que la constitution d’un complément de revenu pour la retraite. Quant aux entreprises et aux professionnels, ils ont sans doute un effort pédagogique particulier à faire pour expliquer que l’épargne salariale reste intéressante pour les salariés.

Une bonne diffusion du PERCO

Mis en place en 2003, le PERCO est un produit qui est encore en phase de lancement. L’horizon du PERCO est la retraite, c'est-à-dire un horizon de 30 ou 40 ans. La crise ne remet pas en cause sa diffusion. Le nombre d’entreprises qui le mettent en place augmente à un rythme élevé. De plus en plus de salariés continuent d’adhérer à un PERCO. Celui-ci constitue un outil souple qui répond bien à sa vocation d’épargne retraite. Les sommes versées par les salariés sont investies selon leurs choix sur plusieurs fonds. Ils ont la possibilité de choisir ce qu’on appelle une gestion pilotée de leur épargne en fonction de leur âge. Un salarié jeune aura une part très importante de son PERCO investie en actions. Avec les années, cette part diminue très progressivement. Lorsque le salarié est proche de la retraite la part des actions est pratiquement nulle. Ainsi il ne risque pas de subir une perte importante si les marchés subissent un choc au moment même où il va vouloir liquider son plan d’épargne pour percevoir son complément de retraite.

Pour aller plus loin :
Le site de l’AFG
L’ épargne retraite sur notre site.

Interview réalisée le 6 mai 2009

Créé le 05 juin 2009 - Dernière mise à jour le 30 janvier 2012
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