Epargne
Placements des Français
Que font les Français de leur épargne ?
L’immobilier poids lourd des placements des Français
L’investissement immobilier occupe une place majeure dans les investissements des Français. Selon l’Institut National de la Statistique (INSEE), depuis 1998 et hormis en 2002, l’investissement logement des ménages a dépassé chaque année l’épargne financière et oscille entre 41 et 45% du flux annuel de leur épargne brute totale. (Dossier Epargne et patrimoine des ménages dans « l’Economie Française 2006 »).
L’Observatoire Européen de l’Epargne donne une image un peu différente. De 2002 à 2005, la part des investissements immobiliers dans le revenu disponible annuel des ménages serait importante et en croissance de 8 % à 9,4 %, mais néanmoins inférieure à celle des investissements financiers, elle aussi en croissance (de 13,1 à 14,5%).
Les placements financiers
Les placements financiers des ménages français sont eux aussi importants. En 2006 ils ont atteint 140 milliards d’euros, contre 160 en 2005 et 136 en 2004. L’évolution vers davantage de placements à risques est sensible.
Certes, les Français consacrent encore régulièrement autour du tiers de l’ensemble de leurs flux de placements financiers à des placements sous forme de dépôts (dépôts à vue, dépôts à terme, livrets A Codevi, PEL CEL …), c’est-à-dire vers les instruments d’épargne les moins risqués. Mais cette part est en diminution constante.
Assurance vie, placement financier privilégié
Depuis plus de 10 ans, le placement financier qui attire le plus est l’assurance vie. Il l’emporte, y compris sur les dépôts et les livrets. Cette évolution reflète non seulement un moindre intérêt pour les placements monétaires, moins rémunérateurs du fait de la baisse des taux d’intérêt, mais aussi l’effet de mesures d’incitations fiscales relatives à l’assurance-vie. Fait significatif, les fonds collectés sur des contrats d’assurance vie plus risqués (dits en unités de comptes) augmentent sensiblement (15 Milliards d’euros en 2003, 38 Milliards d’euros en 2006).
Encore relativement peu de placements en actions
Les placements en actions restent le parent pauvre. Car si plus de 80 % des ménages possèdent au moins un livret, 25 % seulement possèdent des valeurs mobilières et seuls 5 % placent sous la forme d’un Plan d’Epargne Actions (PEA).
En 2005 et 2006, les placements directs en actions des ménages français ont diminué de 8,5 milliards d’euros. Cependant, la détention indirecte d’actions via des fonds collectifs investis en actions a tendance à augmenter, notamment au travers des contrats d’assurance vie en unités de compte, de l’épargne salariale et de l’épargne retraite.
La comptabilité de l’année 2007 n’est pas encore établie par l’INSEE. L’Observatoire Européen de l’Epargne constate cependant que, avec l’évolution de la bourse, "la prudence des épargnants a redoublé : presque partout, les ménages sont vendeurs nets d’actions cotées et l’encours des fonds actions purs diminue. Seuls résistent les fonds à formule et les fonds diversifiés".
Principaux éléments financiers sur les ménages
| En milliards d’euros | |||
| 2004 | 2005 | 2006 | |
| Total des flux de placements des ménages | 133,8 | 159,9 | 140,9 |
| Monnaie fiduciaire | 2,3 | 3,3 | 4,5 |
| Dépôts à vue | 14,4 | 19,6 | 10,2 |
| Placements à vue (livrets A, bleus, jeunes, livrets d’épargne populaire…) | 24,8 | 14,8 | 24,3 |
| Placements à échéance (comptes à terme) | -1,7 | 1,5 | 7,0 |
| Epargne contractuelle | 4,2 | -1,2 | -23,9 |
| Placements en assurance-vie | 73,4 | 82,0 | 88,8 |
| Obligations | -0,9 | 0,3 | -0,6 |
| OPCVM monétaires | -1,8 | -1,3 | 1,2 |
| OPCVM non monétaires | -6,2 | 1,2 | 3,5 |
| Actions cotées | 0,0 | 3,4 | -5,0 |
| Sources : Comptes nationaux, base 2000, Banque de France (Sesof) - INSEE première Mai 2007 : "Les comptes financiers de la Nation en 2006, Denis Marionnet, Banque de France - OEE, Tableau de bord de l’épargne en Europe - janvier 2008 | |||
Créé le 11 février 2008 - Dernière mise à jour le 9 avril 2009










