Quelles sont les causes et les conséquences de l’évolution du crédit bancaire auprès des particuliers ?

Quelles sont les causes et les conséquences de l’évolution du crédit bancaire auprès des particuliers ?

Par Amel

La crise financière actuelle se répercute sur le crédit aux particuliers assez logiquement :

  • le secteur du crédit aux particuliers a connu une période d’expansion très forte depuis le début des années 2000, parce que :

     ¤ l’éclatement de la bulle de la « nouvelle économie » avait conduit les banques à restreindre leurs prêts aux entreprises et donc à accroître les prêts à destination des particuliers, pour maintenir leur niveau d’activité

     ¤ l’essentiel de la période a été caractérisé par des taux d’intérêt relativement faibles qui rendaient le crédit très attractif

     ¤ le phénomène de « titrisation » permettait aux banques et aux instituts de crédit de revendre les prêts risqués accordés aux particuliers, et surtout de les disséminer au sein de différents produits financiers pour atténuer le risque.

  • le secteur du crédit aux particuliers risqué « subprime » a précisément été le déclencheur de la crise aux Etats-Unis.
  • après la crise, les banques – et pas seulement les banques américaines - ont enregistré d’énormes pertes, ce qui les a contraintes à reconstituer leurs fonds propres

Cependant, la situation est très différenciée selon les pays.
En France par exemple, le recours au crédit à la consommation a été relativement plus modéré. Le taux d’endettement des ménages est donc moindre et le risque pris par les banques dans le crédit aux particuliers est moins important que dans d’autres pays.

De fait le taux de détention de crédit par les ménages s’est établi en hausse en 2008, à 52,6 % (source : L’Observatoire des crédits aux ménages, rapport 2008). Sept millions de ménages ont souscrit un crédit en 2008 (en baisse de 4 points mais un chiffre encore élevé).

En revanche les intentions de souscrire un crédit sont en baisse pour 2009, car :

  • les banques ont durci leurs conditions de prêts : les taux sont moins attractifs (surtout dans un contexte d’inflation très faible, qui rend les taux d’intérêt réel élevés) et les banques se montrent plus sélectives.
  • les ménages sont peu confiants dans l’avenir, aussi ils préfèrent ne pas prendre le risque de s’endetter dans un contexte économique morose. Ceux qui sont endettés vont chercher à rembourser leurs crédits existants plutôt que d’en souscrire de nouveau.

Le risque majeur d’une situation de récession, est alors la survenue d’une spirale déflationniste , qui trouve sa source dans une situation d’endettement excessif des particuliers : ceux-ci consomment moins et épargnent pour rembourser leurs dettes, donc les prix (et les salaires) baissent, les taux d’intérêt réels sont alors élevés, quelle que soit la faiblesse des taux nominaux. L’endettement demeure important et le cercle vicieux est enclenché.

En conclusion, l’évolution idéale du crédit aux particuliers serait de ne jamais trop gonfler, ni se tarir, chacune des deux situations contenant le risque, respectivement à moyen et court terme, de provoquer une spirale déflationniste.

Pour en savoir plus :

Crédit revolving

Taux d’intérêt pour la question de la structure des taux d’intérêt et de la répercussion des évolutions des taux directeurs des Banques centrales sur les taux pratiqués par les banques commerciales

Créé le 21 avril 2009 - Dernière mise à jour le 15 février 2012
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4 commentaire(s)  
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, publié le 01/03/2011 10:53

Bonjour,

En réponse à votre question, cette pratique n’est pas autorisée car il s’agit d’un cas de vente liée, à savoir : associer l’obtention d’un crédit à un produit financier commercialisé par la banque. Il convient de revenir vers votre banque et de lui signaler que cette pratique est prescrite et de négocier pour l’obtention de votre crédit en direct.

Meilleures salutations.

L’Equipe de Lafinancepourtous.com

, publié le 01/03/2011 10:51

Madame, Monsieur,

J’ai ouvert un crédit immobilier au CIC de 100 000 euros sur 12 ans chez eux il y a 2 mois. A cette occasion, Le CIC m’a proposé de me racheter mon credit voiture mais me soumet maintenant à une condition suspensive : je cite "Nous vous informons qu’en raison de l’absence de domiciliation de vos salaires sur votre compte CIC, votre demande de crédit serait accordée sous réserve de la constitution d’une épargne mensuelle sur un LIVRET A par exemple ou tout autre compte rémunéré. Est ce légal ? Que dois je faire ?

Merci de vos conseils.

Virginie PEREIRA , publié le 04/03/2010 11:11

Pour en savoir plus, nous vous proposons de consulter notre question "Quelle est l’évolution des taux d’intérêt sur les crédits nouveaux des ménages ?" dans la Rubrique Crédits, Prêts et évolution des taux d'intérêt.

L’équipe de lafinancepourtous

, publié le 19/01/2010 10:25

vous dites que les banques ont durci leur conditions de prêts, oui , mais en ce qui concerne les taux d'interêts, ils tendent plutôt à la baisse...

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