Ces dernières années, les achats sur Internet connaissent une progression considérable. En 2011, on comptait en France 31 millions d'acheteurs en ligne, soit 1 personne sur 2; pour un total de près de 38 milliards d'euros d'achats.
Plusieurs modes de paiement existent. Tour d’horizon.
Utilisée par 86 % des internautes, c’est le moyen de paiement le plus répandu.
Son utilisation n’est pas plus risquée que dans un magasin, à condition de prendre certaines précautions. Il faut privilégier les enseignes connues disposant d’une adresse et d’un numéro clairement indiqué sur leur site.
Il est indispensable d’acheter sur des sites disposant d'une zone de paiement sécurisée symbolisée par le petit cadenas affiché en position fermée en bas à gauche ou à droite de votre écran. L'adresse dans la fenêtre doit alors commencer par https et non plus par http.
Autre solution : une e-carte bancaire « E-carte bleue », « P@ywebCard », « Virtualis »… selon les réseaux bancaires), est un moyen de paiement conçu exclusivement pour Internet. Il suffit d’installer un logiciel sur son ordinateur. Ensuite, pour chaque achat, votre banque vous fournit un numéro à usage unique, qui correspond à une transaction spécifique pour un montant et un moment donnés. Une formule dont le coût est variable selon les établissements. Attention ! Ce mode de paiement ne convient pas pour tous les paiements. Par exemple, pour régler des billets de trains, le choix du retrait des titres de transport en gare ne permet pas l’utilisation de la e-carte bancaire car la présentation de la carte « réelle » ayant servi au paiement est obligatoire.
Pour les très faibles montants, la carte bancaire est mal adaptée car elle engendre des frais pour les commerçants. Des moyens de micro paiement sont donc apparus.
Ils sont de plus en plus nombreux, les plus connus étant Paypal, Google checkout, ClickandBuy, Paynova... Pour les utiliser, il faut tout d’abord créer un compte auprès de l’un d’eux en lui communiquant vos coordonnées bancaires. Ensuite, il n’est plus besoin de donner ces informations confidentielles aux commerçants en ligne : à charge pour l’intermédiaire sélectionné de réaliser la transaction.
Ils sont appréciés pour leur simplicité d’utilisation mais ne disposent pas des mêmes règles de sécurité qu’une banque et ne sont pas partenaires de tous les sites marchands.
Souvent utilisé pour l’achat de contenu numérique (musique, films, épisodes de séries…), l’achat est réglé en appelant un numéro surtaxé ou en envoyant un SMS, surtaxé lui aussi.
Les clients ADSL peuvent aussi acheter du contenu numérique sans utiliser de carte bancaire grâce à Internet + (solution de paiement sécurisée en ligne). Les achats sont reportés sur la prochaine facture d’accès à Internet, sans frais ni commission.
En vente chez quelques établissements bancaires, elle permet d’effectuer des achats sur Internet de façon simple, sécurisée et anonyme. Elle a aussi l’avantage de limiter les dépenses.
En cas de prélèvement anormal, il faut immédiatement faire opposition à votre carte bancaire et contester par écrit auprès de votre banque dans un délai de 13 mois maximum (pour les achats effectués sur depuis un site internet situé dans la zone euro) et 70 jours pour un paiement hors zone. Ce délai peut être porté à 120 jours si le contrat le stipule.
Les achats de valeur réalisés par les mineurs à l’insu des parents peuvent être annulés. Ce type de litige se règle la plupart du temps par la médiation, en contactant le service client de site commerçant.
Etant donné qu'un achat sur Internet est un achat à distance, vous disposez d'un délai de rétractation de 7 jours à compter de la réception du bien. Ce délai peut même être porté à 3 mois si certaines obligations du vendeur n'ont pas été respectées (par exemple, le montant des frais de livraison, des dysfonctionnement sur le SAV ou sur les garanties).
Le commerçant dispose alors d'un délai de 30 jours pour procéder au remboursement.
Si vous n'avez aucune justification à apporter pour cette demande d'annulation, les frais de retour resteront à votre charge. En revanche, si l'article est défectueux ou non conforme à la description, les frais de retour sont à la charge du vendeur.