L’arrivée d’un enfant représente une charge financière substantielle. Toutefois, des prestations sociales et familiales et des dispositifs fiscaux sont là pour vous aider à réduire vos dépenses. Zoom sur ce qui se fait.
On a pu s’en apercevoir, l’arrivée d’un enfant représente une charge financière substantielle. Toutefois, des prestations sociales et familiales et des dispositifs fiscaux sont là pour vous aider à réduire vos dépenses. Zoom sur ce qui se fait.
Dès la naissance (né après 2004) ou l’adoption d’un enfant, la Caisse d’Allocations Familiales peut vous verser la Prestation d’Accueil du Jeune Enfant (Paje). Cette prestation comprend :
En lieu et place de la Paje, certaines familles touchaient déjà l’Allocation de garde d’enfant à domicile (Aged). Elle permet de bénéficier sous conditions de ressources d’une aide financière pour la garde d’un enfant né avant 2004. La CAF prend en charge 50 % des cotisations sociales dues à l’Urssaf dans la limite de 570 €.
N’oubliez pas que la CAF vous verse aussi des Allocations familiales dès le deuxième enfant. Cette prestation n’est pas soumise à conditions de ressources. Elle vous est versée automatiquement.
Par ailleurs, la CAF alloue aux parents isolés attendant un enfant, une aide spécifique : l’Allocation de Parent Isolé (API). Cette allocation versée aux parents élevant seuls leur enfant et ayant des revenus modestes, est versée chaque mois. Son montant est fonction du nombre d’enfants concernés. A compter du 1er juin 2009 cette prestation est remplacé par le revenu de solidarité active ( RSA).
Pour en savoir plus sur toutes ces aides, n’hésitez pas à contacter votre Caisse d’Allocations Familiales.
Certaines mutuelles d’entreprises accordent aux salariés affiliés une prime lors de la naissance d’un enfant. Cette prime n’est pas obligatoire. Les montants versés varient le plus souvent entre 75 € et 800 €. Renseignez-vous auprès de votre mutuelle afin de savoir si vous y avez droit.
L’arrivée d’un enfant (naissance ou adoption) va modifier le calcul de votre impôt sur le revenu. Votre quotient familial (le nombre de parts dont vous bénéficiez en fonction de votre situation familiale) va augmenter. Dès l’arrivée de votre premier enfant, vous aurez ainsi droit à une demi-part supplémentaire. Le montant de votre impôt dû sera alors diminué. Selon votre situation personnelle (marié, Pacsé, union libre), vous n’aurez pas le même nombre de parts dès le premier enfant. Vous pouvez retrouver ci-dessous un tableau synthétique sur le quotient familial.
| Nombre de parts du quotient familial |
|||||
| Nombre de parts |
Nombre de personnes à charge |
||||
| Situation familiale du contribuable |
0 |
1 |
2 |
3 |
4 |
| Couple marié soumis à imposition commune |
2 parts |
2,5 parts |
3 parts |
4 parts |
5 parts |
| Veuf ou veuve |
1part |
2,5 parts |
3 parts |
4parts |
5 parts |
| Célibataire, divorcé et assimilé ne vivant pas en concubinage |
1part |
2 parts |
2,5 parts |
3,5 parts |
4,5 parts |
| Célibataire, divorcé et assimilé vivant en concubinage |
1part |
1,5 part |
2 parts |
3 parts |
4 parts |
Pour l’impôt sur la fortune (ISF), la naissance ou l’adoption d’un enfant crée le droit d’un décompte de 150 € sur le montant brut d’ISF avant plafonnement. Ce décompte est divisé par deux quand les deux parents sont considérés comme ayant l’enfant à charge égale entre eux.
Autre avantage fiscal possible, le crédit d’impôt pour les frais de garde de votre enfant. Il s’agit de la prise en compte des frais de garde à l’extérieur du domicile (crèche, halte-garderie, assistante maternelle agréée,…). Ce crédit d’impôt égal à 50 % des sommes dépensées dans la limite de 2 300 € par an et par enfant.