Des solutions collectives

En France, il existe un système d’assurance publique en cas de perte d’emploi. Ce système vous permet de bénéficier d’une allocation chômage calculée en fonction de vos revenus antérieurs, de votre situation professionnelle (temps partiel ou temps plein), et de votre statut (salarié, intermittent du spectacle, non salarié,..). En aucun cas, l’allocation que vous percevrez ne vous garantit le maintien de la totalité de vos revenus.

Pour les personnes salariées, une assurance obligatoire existe : c’est l’assurance-chômage.

Elle est gérée par l’UNEDIC (Union nationale interprofessionnelle pour l'emploi dans l'industrie et le commerce) qui fédère l’ensemble des Assedic (Association pour l'emploi dans l'industrie et le commerce). Cette assurance est financée par les cotisations versées par les employeurs et les salariés.

Les allocations d’assurance chômage sont calculées en fonction de vos salaires antérieurs mais également de vos modes d’activité (temps plein, temps partiel, chômage saisonnier).

Pour bénéficier de l’allocation chômage, vous devez avoir travaillé au moins 4 mois au cours des 28 derniers mois (ou 36 mois, si vous êtes âgé(e) de plus de 50 ans), ne pas avoir quitté volontairement votre emploi, ne pas avoir été indemnisé plus de 3 fois au titre du chômage saisonnier et être à la recherche active et permanente d’un emploi. Le montant de votre allocation et sa durée sont calculés en fonction de vos périodes antérieures de travail et de votre âge.

  • Pour certaines situations professionnelles (intermittent du spectacle, intérimaire, employé du secteur agricole,…), des dispositifs d’indemnisation particuliers existent. Les conditions, la durée et le montant des allocations chômage varient.
  • Pour les personnes non salariées (artisan, commerçant,….), le régime de cotisation obligatoire n’existe pas. Elles peuvent néanmoins souscrire à un contrat d’assurance auprès d’organismes spécialisés, tels que la GSC (garantie sociale des chefs et dirigeants d’entreprise). En cas de rupture d’activité, l’organisme prendra en charge sous certaines conditions (niveau du revenu professionnel, durée d’exercice, date de cessation,…) le versement d’indemnisations.

Le cumul chômage-emploi

Vous êtes au chômage et on vous propose un emploi à temps partiel. Vous pouvez cumuler les deux. Toutefois, vous devrez respecter le cadre juridique en vigueur et déclarer en tout premier lieu votre changement de situation à votre Assedic.

Si vous exercez une activité occasionnelle ou réduite, elle ne doit pas :

  • excéder 110 heures par mois,
  • dépasser 70 % de la rémunération brute mensuelle prise en compte pour le calcul de l’allocation chômage,

Dans ce cas, vous pourrez cumuler votre salaire et votre allocation chômage pendant 15 mois dans la limite de la durée de l’indemnisation.

Par ailleurs, si vous reprenez une activité bénévole (association, syndicat, mandat électif,…), l’allocation chômage continuera à vous êtes versée à condition que cette activité ne vous procure pas de salaire.

Les bons réflexes

En cas de chômage, il est nécessaire d’avoir les bons réflexes :

  • s’inscrire immédiatement auprès du Pôle Emploi (fusion de l'ASSEDIC et de l’ANPE), assurant la récolte et le reversement des indemnités, ainsi que le reclassement des demandeurs d’emploi,
  • contacter son établissement de crédit pour bénéficier de l’assurance perte d’emploi si on a souscrit à ce service pour les prêts en cours,
  • contacter tous les organismes sociaux susceptibles de mettre en place des aides spécifiques ou des facilités de paiement : la Caisse d'Allocations Familiales (CAF), le centre des impôts, le centre d’action sociale de votre ville...
  • commencer immédiatement sa recherche d’emploi

Créé le 08 septembre 2008 - Dernière mise à jour le 04 avril 2014
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