PRATIQUE

Est-ce un produit pour moi ?

Oui, si vous acceptez de voir le montant de votre épargne diminuer, au moins temporairement, car vous n’êtes jamais certain de récupérer votre mise. En contrepartie, les gains peuvent être très importants et certaines sociétés voient parfois leur valeur multipliée par deux ou plus en quelques mois.

Un peu de patience est nécessaire

Vous ne devez pas choisir cette forme de placement si vous risquez à tout moment d’avoir besoin de récupérer les sommes investies. Même si les actions sont d’un excellent rendement à long terme (on dit que sur 20 ans, c’est le meilleur placement), leur valeur fluctue fortement, et il faut pouvoir choisir le moment de la revente. Cela n’empêche pas certains investisseurs de faire de fortes plus-values sur des durées bien moindres.
La diversification entre plusieurs titres est vivement conseillée, il vous faut donc disposer d’une somme suffisante pour répartir vos investissements sur plusieurs valeurs.

Un investissement pas comme les autres

L’investissement en actions d’entreprise peut aussi revêtir un aspect « affectif », car ce n’est pas un investissement anonyme : vous savez précisément dans quelle société vous avez investi. En suivant sa vie sur une période longue, vous verrez naître des liens d’intérêt ou d’affection, qui donnent à la détention d’actions une saveur toute particulière qu’aucune autre formule d’épargne n’offre.
Méfiez-vous cependant de cet attachement et gardez toujours raison : interrogez vous régulièrement pour savoir si les valeurs que vous avez acquises méritent encore de figurer dans votre portefeuille.

Bien informé, bien conseillé

Investir directement dans des actions nécessite de disposer d’une bonne information afin de prendre les bonnes décisions. L’information est en effet le nerf de la guerre en bourse, puisque toute nouvelle a un impact quasiment immédiat sur le cours du titre d’une société.
Avant d’acheter une action, il faut donc prendre le temps de se renseigner sur la situation de l’entreprise (fait-elle des bénéfices ? ses produits sont-ils toujours dans le coup ? est-elle bien dirigée ? ses perspectives de développement sont-elles favorables ?). La lecture des journaux financiers ou de sites spécialisés sur Internet permet en général de trouver toutes les réponses à ces questions. Les journaux financiers eux-mêmes se fondent sur les éléments communiqués par la société (d’où l’importance que celle-ci communique à temps les informations pertinentes, et c’est l’un des rôles de l’AMF que de le vérifier), et les analyses réalisées par les analystes financiers   Définition Les analystes (financiers) recensent les informations économiques, stratégiques, comptables et financières sur les entreprises qu’ils suivent. Ils doivent chercher à les interpréter afin d’établir des prévisions et de fournir des recommandations. Certains sont spécialisés dans le risque de crédit (qui doit être évalué pour qui veut acheter des obligations). Ils travaillent soit dans des banques (pour aider les commerciaux à orienter les choix de leurs clients) soit dans des sociétés de gestion ou des investisseurs institutionnels (comme les caisses de retraite ou les fonds de pension).
, qui sont des professionnels, généralement salariés des entreprises d’investissement dont le rôle est de suivre les sociétés, de la manière aussi professionnelle que possible.
Si vous n’avez ni le temps ni le goût pour cette recherche d’informations, mieux vaut ne pas s’intéresser aux actions en direct et privilégier l’investissement boursier au travers d’instruments collectifs comme les OPCVM, dans lesquels le choix des valeurs et la gestion du portefeuille sont délégués à un professionnel. Ou bien vous pouvez confier la gestion de votre portefeuille d'actions à un professionnel, à condition d’avoir un portefeuille d’une taille très significative, d’au moins 50 000 à 100 000 euros. Un « mandat de gestion » fixera la politique de gestion que doit suivre le gérant..

Il existe d’autres manières de faire ses choix boursiers : certains utilisent la technique chartiste (en se fondant sur les performances passées, qu’ils matérialisent dans des graphiques, des chartes, certains analystes déduisent des comportements récurrents de certaines actions) ; d’autres se fixent un certain objectif de cours et achètent ou vendent en fonction de cet objectif ; certains privilégient les grosses sociétés, celles qui font partie du CAC 40, d’autres au contraire misent sur les « start-up ».

Créé le 17 juin 2007 - Dernière mise à jour le 18 avril 2012
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