Il existe de nombreuses formes juridiques d'entreprise. Cela commence par l'entreprise individuelle : le chef d'entreprise est confondu avec l'entreprise, il ne rend de comptes à personne. En revanche, son patrimoine privé est lui aussi lié au destin de l'entreprise. Il existe aussi la possibilité d'une entreprise individuelle aux démarches très simplifiées en adoptant le statut d'autoentrepreneur, mais le chiffre d'affaires devra également très limité. Récemment, dans le sillage des lois sur les faillites personnelles, il a été mis en place un dispositif qui permet d'exclure l'habitation de l'entrepreneur d'une éventuelle saisie, c'est l'EIRL (Entreprise individuelle à responsablité limitée).
Ensuite, il existe plusieurs statuts de sociétés : la société anonyme (SA), c'est beaucoup de formalisme (coûteux) : conseil d'administration, commissaire aux comptes, etc. mais aussi la possibilité de développer son capital ou sa structure d'actionnaires de manière très importante.
La
société à responsabilité limitée (SARL)
Définition
Une SARL (Société A Responsabilité Limitée) est une société commerciale dont le capital est divisé en parts qui ne sont pas des actions et pas librement cessibles. Les associés ne supportent les pertes éventuelles qu'à hauteur de leurs apports. C'est le type de société le plus répandu en France.
: une souplesse plus importante (nombre d'actionnaires limités, obligations moins importantes). La SARL compte une variante, l'EURL. Il s'agit d'une SARL avec un seul associé.
Citons aussi parmi la dizaine de statuts juridiques existants : la micro entreprise, les SCOP (société coopérative de production), la société en nom collectif, la société par actions simplifiées...
Les formalités de constitution d'une entreprise ne sont pas très coûteuses. Qu'il s'agisse d'une entreprise individuelle ou d'une société, quelques centaines d'euros suffisent.
Si vous souhaitez fonder une entreprise individuelle, vous n’êtes pas obligé d’y affecter un capital minimum. Dans cette forme d’entreprise, le patrimoine de l’entreprise est confondu avec celui du chef d’entreprise. Par conséquent, si l’entrepreneur n’est pas en mesure de faire face à ses engagements financiers, ces créanciers pourront faire saisir ses biens personnels.
Vous aurez peut-être recours à des emprunts bancaires pour disposer de fonds suffisants pour exercer votre activité dans les meilleures conditions. Les capitaux prêtés par les établissements de crédit ainsi que les conditions consenties seront étroitement liés à la qualité du projet et aux garanties que vous apporterez en tant qu’entrepreneur. Il est donc essentiel de construire un « business plan » qui démontre le retour sur investissement de l’activité.
Si vous souhaiter fonder une société, les pré-requis en termes de capital minimum sont différents selon le statut juridique choisi :
Le CFE (Centre de Formalité des Entreprises) que l'on trouve dans les organismes consulaires (CCI, Chambre des Métiers), est désormais le guichet unique de la création d'une entreprise. Il se chargera de transmettre votre dossier à l'ensemble des services de l'Etat concernés (Assedic, URSSAF, impôts, etc.).
Il est obligatoire de faire paraître dans un journal d'annonces légales l'annonce de la création de l'entreprise. Cet article permettra la création du Kbis (carte d'identité de l'entreprise) et l'obtention du numéro de SIRET.
Ça y est ! L'entreprise est créée.