« L’article 39 » est un contrat d’assurance vie collectif à prestations définies (garantie d’un certain montant au moment du départ en retraite, dit « retraite-chapeau »)., destiné à verser un complément de retraite, dont le montant est défini à l’avance. Mis en place depuis 1950 par accord contractuel pour les salariés et cadres supérieurs (adhésion obligatoire).
Il bénéficie d’un cadre fiscal et social avantageux pour l’entreprise et ses salariés.
Bloqué jusqu’à la retraite, ce produit est exclusivement financé par l’entreprise et perçu par le salarié sous forme de rente imposable à l’IR. Les contributions de l’entreprise sont déductibles des cotisations sociales (sous plafond).
Le versement de la retraite à prestations définies est dû exclusivement aux salariés présents dans l’entreprise lors de leur départ à la retraite.
Il existe deux types de régimes Article 39 :
L’article 83 du CGI définit un contrat collectif d’assurance souscrit par l’entreprise pour tout ou partie de son personnel. Mise en place facultative mais adhésion obligatoire. Les cotisations sont définies en pourcentage du salaire.
C’est un régime intéressant pour l’entreprise car les cotisations versées sont déductibles de l’IS, et en partie exonérées de charges sociales patronales.
Pour le salarié, c’est un régime fiscal intéressant tout au long de la constitution de l’épargne (uniquement prélèvements sociaux et en partie exonération d’IR). On peut porter l’éparggne collectée d’une entreprise à une autre. Mais on peut exclusivement sortir en rente, ce produit est réversible et soumis à l’IR.
Il a été mis en place depuis 2003 pour les salariés. Il est très proche du précédent (article 83 du CGI) et des contrats d’assurance vie. Sa mise en place est facultative mais y adhérer est obligatoire.
C’est un régime assez intéressant pour l’entreprise car les cotisations versées sont partiellement déductibles de l’IS, et en partie exonérées de charges sociales patronales.
Bloqué jusqu’à la retraite, sous réserve de cas de sortie liés à des accidents de la vie, il est perçu sous forme de rente imposable à l’IR. Chaque bénéficiaire dispose d’un compte individuel ouvert à son nom. Ce compte est alimenté par des cotisations versées par l'entreprise (versements sous forme de pourcentage de salaire dans la plupart des cas), que le salarié peut compléter, s’il le souhaite, par des versements volontaires individuels (libres et/ou programmés) déductibles du revenu imposable. Ces versements complémentaires ne pourront toutefois pas dépasser 10 % du revenu du salarié. Le Plan d’épargne retraite entreprise (Pere) n’est pas commercialisé par les banques ni les assureurs ; il est en effet conçu et distribué au sein de l’entreprise, au profit d’une catégorie de salariés ou de son ensemble.
Ex-COREVA pour les exploitants agricoles, COREM à l’origine réservé aux instituteurs, aujourd’hui ouvert à tous les mutualistes, CGOS pour les fonctionnaires hospitaliers, FONPEL et CAREL pour les élus locaux…