Banque : plus de transparence sur les tarifs

A compter du 1er janvier 2011, comme elles s’y étaient engagées, toutes les banques publient une plaquette tarifaire « standardisée » afin de faciliter les comparaisons de prix. Cet extrait des tarifs concerne dix services bancaires communs. Ils ont été choisis en concertation avec les associations de consommateurs au sein du Comité consultatif du secteur financier   Définition Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a été créé par l’article 22 de la loi n° 2003-706 du 1er août 2003 dite loi de sécurité financière. Il est chargé d’étudier les questions liées aux relations entre les établissements de crédit, les entreprises d’investissement et les entreprises d’assurance, d’une part, et leurs clientèles, d’autre part, et de proposer toutes mesures appropriées dans ce domaine sous forme d’avis ou de recommandations d’ordre général.
Depuis la loi de régulation bancaire et financière du 22 octobre 2010, le CCSF est également chargé de suivre l’évolution des pratiques des établissements de crédit et des établissements de paiement en matière de tarifs pour les services offerts à leurs clients personnes physiques.
, et se présentent suivant un sommaire type. Cette liste doit faciliter la comparaison des tarifs d’une banque à l’autre. Attention toutefois, les tarifs affichés sont « hors offre groupée de service ». Ils sont donc différents de ceux offerts dans un package.

Les dix services que l’on peut comparer :

  • abonnement permettant de gérer ses comptes sur l’internet,
  • produit offrant des alertes sur la situation du compte par SMS,
  • carte de paiement internationale à débit immédiat,
  • carte de paiement internationale à débit différé,
  • carte de paiement à autorisation systématique,
  • retrait en euros d’un distributeur automatique de billets d’un autre établissement de la zone euro avec une carte de paiement internationale,
  • virement SEPA (1) occasionnel externe dans la zone euro,
  • frais de prélèvement,
  • commission d’intervention (2),
  • assurance perte ou vol des moyens de paiement.

Les services qui sont généralement gratuits

Dans la quasi-totalité des réseaux bancaires, l’abonnement permettant de gérer ses comptes sur Internet est gratuit (hors coût du fournisseur d’accès Internet). Il en est de même pour les frais de prélèvement et pour les virements SEPA occasionnels dans la zone euro, à savoir les virements réalisés dans toute l’Union Européenne… dont la France.

Les services qui ont un coût variable

Les retraits dans un distributeur d’un autre établissement sont généralement facturés au-delà du cinquième par mois. Le coût est alors d’environ 1 € par retrait supplémentaire. Il faut donc veiller à ne pas dépasser le plafond fixé par l’établissement pour éviter d’avoir à payer cette somme.

Les cartes bancaires, exception faite des banques en ligne qui les offrent la plupart du temps, sont payantes. Mais leur coût est assez proche d’une banque à l’autre. Comptez de 32 à 39 € pour une carte internationale à débit immédiat et environ 45 € si elle est à débit différé. Mais ce que l’on constate, c’est que les cartes de paiement à autorisation systématique, destinées bien souvent aux populations en difficulté, ont vu leur coût nettement progresser, pour s’établir en moyenne à 30 € par an . Un coût qui s’avère élevé.

Enfin, le montant annuel de l’assurance perte ou vol des moyens de paiement se situe dans une moyenne de 25 € avec une fourchette allant de 18 à 30 €.

Ce qui coûte cher partout !

Tous établissements confondus, les commissions d’intervention coûtent cher : de 7,5 à 10 € par opération ! Sans compter que les banques ne les plafonnent pas vraiment… Selon les grilles de tarifs, certaines les limitent à 3 par jour ou 20 par mois, ce qui peut revenir à quelque 200 € par mois si on gère mal son compte…

Les banques mutualistes ou fédératives (Crédit Mutuel, Banque Populaire, Crédit Agricole, …) ont des pratiques commerciales variables d’une région à l’autre… Les tarifs peuvent donc varier ! A vous de bien regarder quelles sont les pratiques commerciales pratiquées chez vous…

(1) Depuis janvier 2008, les banques françaises proposent le virement SEPA (Single Euro Payments Area). Toute personne ayant un compte bancaire dans l’Union Européenne (Zone Euro, Islande, Norvège, Liechtenstein, Suisse et Monaco) peut envoyer et recevoir des virements en euros dans les mêmes conditions qu’à l’intérieur de ses frontières nationales.

(2) Les commissions d’intervention, ou « frais de forçage » s’appliquent pour chaque opération dépassant votre découvert autorisé. L’existence de ces « commissions d’intervention » est mentionnée sur votre convention de compte. A lire avec attention, donc

Créé le 05 janvier 2011
© IEFP - la finance pour tous
 
Noter cet article
  • Actuellement 0 sur 5 étoiles
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Moy : 0

Merci d'avoir participé !

Vous avez déjà noté cette page, vous ne pouvez la noter qu'une fois !

Votre note a été changée, merci de votre participation !

       
ARTICLES LIÉS
 
institut pour l'éducation financière du public

lettre d’information MENSUELLE - ABONNEZ-VOUS !