Jeux olympiques Milan-Cortina 2026 : combien vaut une médaille d’or ?

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Les Jeux olympiques d’hiver se sont ouverts le 6 février dernier à Milan et Cortina d’Ampezzo. Pour les athlètes de l’ensemble des 93 pays présents, cette aventure peut être synonyme de reconnaissance internationale et d’exposition médiatique, mais aussi de primes versées en cas de médaille. Tour d’horizon des pratiques à l’œuvre.

Cette nouvelle édition des JO d’hiver marque une ouverture historique vers de nouveaux horizons géographiques, accueillant des délégations inattendues comme le Bénin, la Guinée-Bissau et les Émirats arabes unis qui participent pour la première fois.

En France, des primes désormais alignées sur les Jeux olympiques d’été

Pour ces Jeux de 2026, le ministère des Sports a pris une décision historique : aligner les récompenses des champions d’hiver sur celles des Jeux de Paris 2024. Au cours des 116 épreuves disputées en Italie, les athlètes français bénéficieront en cas de podium d’une prime de :

  • 80 000 euros pour une médaille d’or ;
  • 40 000 euros pour une médaille d’argent ;
  • 20 000 euros pour une médaille de bronze.

On assiste également à une grande nouveauté avec les entraîneurs qui sont désormais valorisés à la même hauteur que leurs athlètes, percevant des sommes identiques. Ces primes, versées par l’État, sont soumises à l’impôt, mais les sportifs peuvent demander un étalement de la fiscalité sur quatre ans pour en lisser l’impact.

JO Milan-Cortina 2026 : primes pour les athlètes Médaillés français

Primes des athlètes internationaux dans les autres pays

Selon une enquête publiée le 9 février 2026 par le magazine américain Forbes, au moins 37 délégations sur les 92 présentes ont prévu de verser une prime en espèces à leurs médaillés.

JO Milan-Cortina 2026 : récompenses les plus élevées par pays

Cette année, treize pays et territoires promettent un chèque supérieur à 100 000 dollars pour une médaille d’or individuelle. Le classement des nations les plus généreuses a évolué : Singapour prend la tête avec une promesse vertigineuse de 787 000 dollars pour une médaille d’or, bien que le pays n’ait qu’un seul représentant, le skieur alpin Faiz Basha.

Hong Kong suit de près avec 768 000 dollars, finançant des primes dès la huitième place. La Pologne complète ce podium des primes les plus élevées avec environ 355 000 dollars, suivie par le Kazakhstan (250 000 dollars) et l’Italie, pays hôte, qui offre environ 213 000 dollars à ses champions, soit environ 180 000 euros.

Récompenses atypiques des athlètes : appartements, diamants et retraites

Dans certains pays, les primes versées s’accompagnent d’avantages en nature parfois spectaculaires ou de mesures de protection sociale.

Aux États-Unis, les athlètes reçoivent une prime standard de 37 500 dollars pour l’or, mais la grande nouveauté de 2026 vient du secteur privé. Grâce à un don majeur, chaque athlète reçoit désormais 100 000 dollars pour sa retraite, indépendamment de ses résultats, en plus d’une couverture santé complète.

En Pologne, le « package » est sans doute le plus insolite. En plus du chèque, les médaillés d’or reçoivent une Toyota Corolla, un appartement deux pièces meublé, une œuvre d’art, un voyage et des bijoux, notamment des diamants, d’une valeur de près de 800 dollars.

D’autres nations misent sur des rentes à vie. À l’image de la Turquie, la Macédoine du Nord offre aux médaillés une pension mensuelle à vie d’environ 1 300 dollars, tandis qu’en Croatie, cette allocation mensuelle est versée à partir de 55 ans.

À l’inverse, d’autres nations comme la Grèce ou la Bosnie-Herzégovine ont prévu des enveloppes globales mais n’annonceront les montants précis qu’après la fin des Jeux. Quant à la Norvège, pourtant géant des sports d’hiver, elle maintient sa politique traditionnelle : aucune prime directe pour les médailles, l’argent étant investi en amont dans les structures d’entraînement.