Assurance vie : en 2010, toujours le vent en poupe

41 % de la population détient un contrat d’assurance vie en 2010, selon l‘étude publiée par l’Insee le 21 juillet 2011.Un chiffre qui « grimpe » à 62 % si on ajoute les contrats d’assurance en cas de décès. Avec un encours   Définition L’encours est le montant total et global des crédits ou des actifs comptabilisés à une date donnée et non remboursés. C’est un stock, par opposition aux flux que constituent les nouveaux crédits ou la nouvelle épargne.
global de 1 317 milliards d’euro, l’assurance vie est, de loin, le premier produit d’épargne des Français.

Un peu de pédagogie, tout d’abord. L'assurance-vie englobe deux types de contrats, à savoir les contrats d'assurance en cas de décès   Définition Assurance qui comporte en priorité une garantie décès. Cette assurance a pour objectif en cas de survenance du décès le versement d’un capital ou le versement d’une rente à un ou deux bénéficiaires.
Source : CCSF.
et les contrats en cas de vie   Définition Le contrat d'assurance vie a pour objet la constitution d'un capital par des versements libres ou réguliers. A terme, ce capital peut ou non être converti en rente.
Le souscripteur du contrat acquiert automatiquement la qualité de bénéficiaire du capital au terme du contrat. En cas de décès avant terme, les capitaux sont versés au(x) bénéficiaire(s) de l'assurance vie que le souscripteur a désigné(s) dans le contrat.
Les contrats sont dits « en Euros » lorsque les sommes investies par le souscripteur sont garanties par l'assureur. Elles ne peuvent pas baisser et sont revalorisées chaque année d'un intérêt.
Dans les contrats dits en « Unités de compte », les sommes investies par le souscripteurs sont placées dans des actifs financiers de tous types (actions, obligations, SICAV...) ou des parts de sociétés de placement immobilier. (Les Unités de compte (UC) représentent des OPCVM qui eux-mêmes sont investis en actions, obligations, immobilier... ). Les contrats en UC évoluent comme les supports dans lesquels ils sont investis et ne sont pas garantis. Le risque est pris par le souscripteur, mais il peut espérer des rendements plus élevés que dans les contrats en euros.
qui comprennent , outre les contrats d’assurance vie classiques, les bons de capitalisation, et des produits d’épargne retraite tels que les Plans d’épargne populaire et les Plans d’épargne retraite populaire - PERP   Définition Contrat collectif d’assurance-vie qui a pour objet la constitution d’une épargne de long terme en vue du versement d’une rente viagère au moment de la retraite. L’épargne est disponible au moment de la retraite sous forme de capital uniquement pour l’acquisition d’une résidence principale (accession à la première propriété). Outre la réglementation de l’assurance-vie qui s’applique au PERP, le mode de fonctionnement de celui-ci est soumis à des dispositions spécifiques. Le PERP est assorti, dans certaines conditions, d’un avantage fiscal à l’entrée (déduction des versements effectués).
Source : CCSF
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Le premier type de contrat (assurance décès), détenu par 39 % des Français début 2010 est en recul par rapport à 2004 (41,5 %). Cette dernière proportion se réduit même à 17 % si l'on exclut les contrats établis lors d'un emprunt immobilier (souvent appelés assurance emprunteur   Définition Assurance temporaire souscrite à l’occasion de la mise en place d’un crédit, qui garantit la prise en charge de tout ou partie du crédit en cas de survenance de certains événements (par exemple en cas de décès de l’emprunteur, en cas de perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA), invalidité permanente, incapacité temporaire de travail, et éventuellement la perte d’emploi).
Source : CCSF
). Quant aux contrats en cas de vie, ils sont détenus par 41 % des résidents de France métropolitaine (34,5% en 2004). Ils représentent ainsi le placement financier le plus répandu chez les ménages après les livrets défiscalisés, détenus par 85 % des ménages.

Qui détient ces contrats ? Pour quelles raisons ?

On observe une tendance à la hausse du taux de détention en fonction de l’âge, notamment du fait de l’option capitalisation que présentent les contrats d’assurance en cas de vie. Parmi les ménages âgés de 50 à 59 ans, ils sont 47,5 % à détenir un contrat d’assurance en cas de vie (contre 22,9 % pour les moins de trente ans).

Les agriculteurs et les professions libérales sont eux aussi plus nombreux à détenir un contrat d’assurance vie car ils éprouvent le besoin de se constituer un complément de retraite, leur taux de remplacement par rapport au dernier salaire étant plus faible. A l’inverse, les ouvriers et les employés sont les moins friands d’assurance vie, pour des raisons tenant à la faiblesse de leur épargne (qui est 4 fois plus faible que celle des cadres) ou à la méconnaissance du produit.

Le second type de contrat, le contrat d’assurance décès, peut prendre deux formes. Soit il est à durée déterminée, et on perd alors la somme épargnée en cas de vie au-delà de cette date, soit il dure jusqu’au décès. Une bonne partie de ces contrats d’assurance décès sont souscrits dans le cadre de prêts (31 %) et souvent suite aux exigences des créanciers.

L’Insee s’intéresse en dernier lieu aux principaux motifs de détention de contrats d’assurance vie. Pour 38 % des souscripteurs ces contrats permettent « d’avoir une réserve d’argent en cas d’imprévu ». Pour 29 % d’entre eux, il sert « à en faire bénéficier un proche » et pour 27 % c’est un moyen de « préparer ou compléter la retraite ».

Consulter l’étude de l’Insee

Consultez notre dossier sur l'assurance vie

Créé le 25 juillet 2011
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