Marchés financiers : bilan de l’année 2025

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En 2025, les marchés financiers ont connu une progression globalement positive, malgré une volatilité persistante liée aux incertitudes commerciales, financières, et géopolitiques. Les grands indices boursiers ont avancé à un rythme modéré, soutenus par des anticipations d’assouplissement monétaire et par la résilience des résultats d’entreprises, tandis que certaines classes d’actifs, comme l’or ou les valeurs technologiques américaines, ont bénéficié de hausses plus marquées.

Les actions françaises : entre performances et fragilités

En France, le CAC 40 a progressé d’environ 10 % en 2025, porté par l’amélioration de l’environnement international et par résultats solides. L’indice est récemment revenu autour de 8100 points.

Cette croissance a été soutenue, en particulier, par les performances du secteur bancaire (Société Générale, BNP Paribas) et de l’industrie de la défense (Thales, Safran), mais est plombé par quelques valeurs cotées, notamment dans les services (Publicis, Edenred…). Autrement dit, la performance générale est bonne, mais cache de grandes disparités entre acteurs.

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Les actions européennes : une progression modérée mais régulière

En Europe, la dynamique a été plus homogène. L’indice STOXX 600 a progressé de plus de 14% grâce à des résultats solides dans plusieurs secteurs clés, des politiques monétaires plus accommodantes conduites par les banques centrales, et une correction de ce que les marchés considéraient comme une sous-évaluation.

Malgré quelques phases de repli en fin d’année, les investisseurs restent globalement confiants dans la capacité des entreprises européennes à maintenir leur trajectoire de croissance, en dépit d’une concurrence internationale féroce.

L’intelligence artificielle propulse les marchés américains

Aux États‑Unis, l’essor de l’intelligence artificielle a joué un rôle déterminant. Les grandes valeurs technologiques ont de nouveau tiré les indices vers le haut. Nvidia, par exemple, a récemment dépassé les 3 600 milliards de dollars de capitalisation, ayant un quasi-monopole dans les microprocesseurs d’entrainement des modèles d’IA. Microsoft, Google et Meta ont suivi des trajectoires similaires, en développant les modèles les plus performants et prometteurs.

Cette concentration des performances autour de quelques géants suscite cependant de nombreux débats autour de l’existence d’une bulle financière, sur le modèle de la bulle Internet, et qui menacerait d’éclater à n’importe quel instant.

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L’or : un refuge plébiscité dans un climat incertain

Le métal jaune s’est imposé comme l’un des actifs les plus performants de l’année. Son prix a dépassé les 3 600 euros lonce et affiche une hausse supérieure à 45 %.

Plusieurs causes expliquent cette dynamique : demande accrue des banques centrales, tensions géopolitiques, anticipations de baisse des taux… L’environnement économique et politique nourrit un regain d’appétit pour les valeurs refuges. L’argent, en effet, suit une trajectoire similaire, si ce n’est encore plus importante ces derniers mois.

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Fonds et assurance‑vie : des rendements sous pression

Les conditions de marché n’ont cependant pas été favorables à tous les produits financiers. Les fonds euros des contrats d’assurance‑vie, déjà contraints par plusieurs années de taux bas, semblent se maintenir dans cette lente dynamique. Les frais de gestion, parfois élevés, n’arrangent rien.

Bien que les chiffres officiels arriveront plus tard dans l’année, on peut espérer une performance proche de celles de 2024, soit aux alentours de 2,5 %.

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La hausse des taux souverains français

Enfin, il peut être intéressant de se pencher sur la hausse des taux souverains français. Le taux de l’OAT à 10 ans a dépassé 3,5 % en décembre, variant au gré des incertitudes économiques et budgétaires. Les rendements des obligations d’État sont cruciaux, pour au moins deux raisons. Tout d’abord, les obligations constituent une part incontournable de n’importe quelle assurance- vie. Et surtout, ces rendements servent de référence pour la fixation des taux d’emprunts aux entreprises et aux ménages par les banques. Les taux immobiliers ou à la consommation pourraient donc être influencés par ces récents développements.

L’année 2025, en résumé, a donc été un bon millésime pour les investisseurs. Cependant, une partie des gains reste fragile, et il subsiste beaucoup d’incertitude : l’IA va-t-elle tenir toutes ces promesses ? La guerre commerciale s’arrêtera-t-elle ? Comment l’exécutif français fera face au déficit ? De nombreuses questions pour cette année, donc.