Ce n’est pas tant l’envie de moins aider que de faire face à ses propres problèmes financiers qui incite les Français à être moins généreux. La 7ème édition du Baromètre de la Solidarité, réalisé par Ipsos-BVA pour la Fondation d’Auteuil (*), dresse un panorama quelque peu en berne pour les dons réalisés aux fondations et associations caritatives.
Actualité nationale et internationale : des inquiétudes grandissantes
Dans un climat assez anxiogène, le panel sondé confirme les résultats déjà présentés en 2024. Les dons sont en baisse, à 336 €, sauf chez les hauts revenus (plus de 120 000 € de revenu annuel net) qui ont versé en moyenne 2 646 € (+ 14%).
« Dans un contexte particulièrement anxiogène, les Français affichent une inquiétude grandissante, qui vient freiner et ralentir leur générosité » explique l’étude.
Et si la situation venait à s’aggraver, 45 % des donateurs réduiraient leurs dons (+ 3 points) et 28 % des donateurs à hauts-revenus feraient de même (-5 points).
Dons aux œuvres : les chiffres clés du baromètre
- 92 % des Français sont inquiets du contexte international (+3 points↑)
- 90 % sont inquiets de l’instabilité politique nationale (+2 points ↑)
- 47 % ont fait un don en 2025 (-5 points ↓)
- 336 € : c’est le montant moyen de leur don (-28 €, soit -7,7 % ↓)
- 17 % ont réalisé un don au premier trimestre 2026 (-3 points ↓)
- 41 % des hauts-revenus ont donné au premier trimestre 2026 (-15 points↓)
Pour quelles causes les Français font des dons ?
En 2026, les Français orientent leurs dons vers les mêmes causes que l’an passé. Top 5 des principales causes défendues, établi par le baromètre des Apprentis d’Auteuil :
- Top 1 : Santé et recherche médicale (44 %, chiffre stable)
- Top 2 : Aide aux plus démunis (35 %, +3 points)
- Top 3 : Défense des animaux (26 % chiffre stable)
- Top 4 : Handicap (23 %, chiffre stable)
- Top 5 : Enfance, jeunesse et éducation (22%, -2 points)
Dons aux œuvres caritatives : les jeunes très impliqués
Il ressort également de l’étude que la majorité des donateurs a commencé à le faire avant 35 ans, et 25 % a commencé avant ses 25 ans. L’âge moyen du premier don s’établit à 33 ans.
Et 75 % de ceux qui ont donné au moins une fois en 2025 considèrent « le don comme un devoir pour ceux qui en ont la capacité financière ». Et 72 % des donateurs à des associations ou des fondations ressentent un sentiment d’utilité et de fierté.
(*) Sondage réalisé du 25 février au 10 mars 2026 auprès de 1 000 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus, et de 500 personnes en France dont le revenu annuel net du foyer est supérieur à 120 000 €.
La réduction d’impôt pour les dons aux associations caritatives
Il existe deux taux de réduction de l’impôt sur le revenu, en fonction du type d’organisme auquel le don est effectué :
- 75 % pour les dons au profit d’organismes qui viennent en aide aux personnes en difficulté, ou qui luttent contre les violences conjugales, dans la limite de 2 000 € de dons (pour les dons réalisés depuis le 14 octobre 2025) ;
- 66 % pour les dons aux autres organismes (associations d’intérêt général ou d’utilité publique), ainsi que pour les dons aux organismes visés dans le 1er cas, excédant la limite des 2 000 €.