Psychologie et finance

Pouvons-nous changer ?

Cela est utile, voire nécessaire, de changer, dans ce domaine, nos comportements lorsqu’ils nous font souffrir. Cela peut parfois demander une transformation radicale de notre mode de vie, ou de consommation. Par exemple décider de vivre dans une maison moins grande et moins coûteuse, ou arrêter de jouer. Ou encore changer de travail, ou créer une entreprise. Plus souvent, notre changement de comportement peut aussi se faire en douceur, par petites touches.

Dans tous les cas, il est bon de commencer en devenant plus conscient de nos propres comportements vis-à-vis de l’argent : qu’est-ce que je fais, comment je fais avec l’argent ? Pourquoi fais-je ainsi ? Quels sont mes sentiments, qu’est-ce que je ressens quand je manie de l’argent, ou quand je pense à l’argent ? Quels sont les conséquences de ma façon de faire avec l’argent ? Qu’est-ce que j’aurais intérêt à changer ? Et comment m’y prendre ?

Certaines personnes souhaitent apprendre à mieux gérer leur argent, mieux vivre leur relation avec l’argent et elles se font aider par une personne qui les accompagne : par un travailleur social dans le cas de ce qu’on appelle l’action éducative budgétaire, ou par un accompagnant bénévole, notamment dans le cadre de la distribution du micro crédit Borloo incluse dans le Plan de cohésion sociale. Dans tous les cas de figure, la clé réside dans la volonté forte de la personne de mieux gérer son argent, et de vivre des relations plus harmonieuses avec son argent.

En même temps ce n’est pas uniquement une affaire individuelle.
L’argent est avant tout un objet social complexe. C’est une valeur sociale commune et un lien social entre les membres d’un groupe humain. Cette valeur et ce lien résultent de la confiance commune des membres du groupe les uns envers les autres, envers leurs lois et leur avenir communs. Sans cette foi commune, l’argent, la monnaie ne peuvent exister. Chacun de nous n’est donc pas seul devant ses problèmes d’argent : nous partageons nos difficultés, nos incertitudes, et notre fragilité face à l’argent avec la plupart de nos semblables. Le chômage, le surendettement, la pauvreté, l’exclusion sociale et bancaire sont des phénomènes sociaux avant d’être des souffrances individuelles, et il faut en analyser les causes et y rechercher des solutions autant dans le registre social qu’individuel.

Créé le 14 juin 2007 - Dernière mise à jour le 01 janvier 2012
© IEFP – la finance pour tous
 
0 commentaire(s)  
Votre commentaire sera publié dès sa validation par l’équipe de lafinancepourtous.com.
 
institut pour l'éducation financière du public

lettre d’information MENSUELLE - ABONNEZ-VOUS !