Perspectives 2026 : les grands enjeux économiques et financiers

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Alors que l’année 2025 s’achève sur un bilan contrasté, 2026 s’annonce comme une année charnière pour l’économie française et mondiale. Entre la gestion de la dette publique, l’évolution des politiques monétaires et les défis technologiques, les ménages comme les investisseurs devront naviguer dans un environnement complexe.

L’État français parviendra-t-il à réduire son déficit ?

La question de la soutenabilité de la dette française sera au cœur des débats en 2026. Après une année 2025 difficile, le gouvernement a affiché une ambition claire : ramener le déficit public à 4,7 % du PIB en 2026, contre environ 5,4 % l’année précédente.

Cette trajectoire est surveillée de près par la Commission européenne et les marchés financiers. La dette publique, elle, devrait continuer de croître pour atteindre près de 119 % du PIB. Pour tenir ces objectifs, l’État devra réaliser des économies substantielles, qui ne semblent pour l’instant pas à l’ordre du jour.

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Cependant, le risque politique reste élevé. Si les négociations budgétaires s’enlisent, certains scénarios pessimistes prévoient un déficit qui pourrait déraper vers 5,3 %, compliquant le retour sous la barre des 3 % visé pour 2029.

Vers une vraie reprise du marché immobilier ?

Après deux années de repli, le marché immobilier français pourrait retrouver des couleurs. La stabilisation, voire la légère baisse des taux de crédit immobilier, attendue autour de 3,25 % à 3,40 % en moyenne annuelle, redonnerait du pouvoir d’achat aux ménages.

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Si la reprise de l’immobilier se confirme, elle est attendue douce et raisonnable. Elle semblerait concerner l’ensemble du territoire, et en particulier les appartements. Les décisions de politique monétaire seront décisives à ce sujet.

Inflation et BCE : toujours stable ?

La stabilité des prix en 2025 a été l’un des points forts de l’économie française. À moins de 1 % sur l’année, l’inflation française est (avec celle de Chypre) la plus faible de toute la zone. Après l’épisode d’inflation post-covid, cette stabilité peut être saluée.

Cependant, la faible inflation pourrait constituer l’une des problématiques de l’année prochaine.

En effet, puisque la France a une inflation bien en-dessous de la moyenne de la zone, cela signifie que la politique monétaire de la BCE sera probablement trop restrictive pour l’Hexagone !

On peut envisager deux conséquences néfastes pour notre économie : un frein à la croissance (les taux d’emprunts réels étant trop élevés pour inciter l’investissement), et un risque de déflation (un lent poison pour l’économie).

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Taxe carbone : application effective du MACF

Le 1er janvier 2026 marquera une date historique pour l’industrie européenne, avec l’entrée en vigueur complète du Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF).

Concrètement, les importateurs de produits polluants (acier, ciment, aluminium, engrais…) devront désormais payer pour les émissions de carbone liées à leurs productions et leurs importations, via l’achat de certificats. Ce mécanisme vise à protéger l’industrie européenne contre la concurrence déloyale de pays aux normes environnementales moins strictes, tout en incitant à la décarbonation mondiale. Pour les entreprises, c’est un défi logistique et financier majeur : sans le statut de « Déclarant MACF Autorisé », les marchandises ne pourront plus passer la douane.

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L’IA : révolution durable ou bulle spéculative ?

L’engouement autour de l’intelligence artificielle générative continuera de dominer l’actualité financière. Après des investissements colossaux en 2024 et 2025, 2026 sera peut-être l’année pivot pour les géants de la tech.

Les marchés attendent désormais des retours sur investissement tangibles. Certains analystes alertent sur le risque d’un éclatement de la « bulle IA » en 2026 si les gains de productivité promis ne se matérialisent pas rapidement dans l’économie réelle.

Bien qu’il soit impossible de prédire l’évolution du secteur, trois scénarios peuvent être envisagés :

  • Une envolée toujours plus forte, portée par les promesses et résultats convaincants des leaders du domaine.
  • Un réel retournement, après de véritables déceptions. Ce retournement pourrait concerner l’ensemble du secteur, ou bien certains acteurs particuliers.
  • Une simple correction, ou un ralentissement, face à une technologie plus mûre et à un horizon dégagé.

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Grand Prix 2026 de la finance pour tous

Pour comprendre ces mutations, la pédagogie est plus que jamais nécessaire. L’édition 2026 du Grand Prix de la finance pour tous invite les étudiants à proposer une œuvre sur un thème au cœur de l’actualité : Finance et nouvelles technologies (cryptos, IA, DeFi…) : illusions ou révolutions ?

Dans une ère marquée par l’accélération des innovations technologiques qui transforment profondément le paysage financier, s’interroger sur leur véritable portée, entre promesses disruptives et risques sous-estimés, apparaît plus pertinent que jamais.

Le Grand Prix s’adresse à tous les étudiants, seuls ou en équipes. Des prix, de 500 à 2000 euros, seront attribués aux productions les plus originales, pertinentes et pédagogiques !

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Crédit à la consommation : de nouvelles règles pour emprunter

La protection des emprunteurs sera renforcée à partir du 20 novembre 2026, avec l’entrée en vigueur d’une ordonnance qui transpose une directive européenne d’octobre 2023.

Seront réglementés comme des crédits à la consommation : les “mini-crédits” de moins de 200 €, les paiements fractionnés ou de courte durée (comme le “3 fois sans frais”), les crédits compris entre 75 000 et 100 000 € et les locations avec option d’achat (LOA).

Les publicités et les informations pré-contractuelles seront plus encadrées, les prêteurs devront procéder à une analyse de la solvabilité de l’emprunteur avec la possibilité de consulter le fichier national des incidents de remboursement (FICP), et ils devront indiquer le coût sous forme de TAEG (taux annuel effectif global).

Les prêteurs devront également proposer des mesures de renégociation et orienter les emprunteurs vers des services de conseil aux personnes endettées, en cas de difficultés de remboursement. L’objectif est de prévenir le surendettement.

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Dons et donations : une déclaration en ligne obligatoire

Sommes d’argent, actions, bijoux, oeuvres d’arts… À compter de 2026, et sauf exception, les dons doivent être obligatoirement déclarés en ligne sur le site des impôts.

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Dons familiaux : une déclaration en ligne obligatoire dès janvier 2026Vous avez reçu une somme d’argent exonérée, ou un don manuel de vos parents, grands-parents…...

Le formulaire en ligne est disponible dans votre espace particulier sur impots.gouv.fr, rubrique Déclarer > Déclarer un don ou une cession de droits sociaux.