Immobilier : hausse des loyers de 0,78 % maximum au premier trimestre 2026

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L’indice de référence des loyers (IRL), qui permet la révision des loyers d’habitation, augmente de 0,78 % au premier trimestre 2026. Une hausse sur un an inférieure à 1 % depuis 6 mois.

L’indice de référence des loyers (IRL) du premier trimestre 2026 s’établit à 146,60, soit une hausse de 0,78 % par rapport à l’IRL du 1er trimestre 2025. Pour la même période, l’IRL s’établit à 143,78 (+0,78 %) en Outre-Mer et à 142,38 (+ 0,78 %) en Corse.

L’Indice de référence des loyers correspond à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l’indice des prix à la consommation (IPC) hors tabac et hors loyers et est calculé sur une référence 100 au quatrième trimestre de 1998.

L’IRL est calculé à partir de la moyenne de l’évolution des prix à la consommation hors tabac et hors loyers, sur les 12 derniers mois. Il est révisé tous les trimestres.

Révision annuelle du loyer sur la base de l’indice de référence

L’indice IRL sert de base pour la révision annuelle des loyers des logements loués vides ou meublés, à titre de résidence principale, dans le secteur privé.

La révision du loyer est autorisée seulement si une clause du contrat de bail le prévoit. Si c’est le cas, le montant du loyer peut être révisé une seule fois par an, selon l’évolution de l’indice de référence des loyers (IRL).

La date de révision du loyer doit être mentionnée dans le bail. Il s’agit généralement de la date anniversaire du contrat. Mais une autre date peut être fixée par les parties.

Et le bail précise le trimestre de référence à prendre en compte. Habituellement, c’est l’IRL du dernier trimestre publié par l’Insee à la date de signature du bail qui est retenu. Mais l’IRL d’un autre trimestre peut être retenu. Et si ce trimestre de référence ne figure pas dans le contrat de location, il convient de se référer à « celui qui correspond au dernier indice connu à la date de la signature du bail ».

La révision annuelle des loyers des logements qualifiés de « passoire énergétique », notés F ou G par le diagnostic de performance énergétique (DPE), est interdite. Même si une clause d’indexation est portée dans le bail.

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Les conditions de la révision annuelle du loyer

Pour réviser le loyer, il faut prendre en compte les IRL d’un même trimestre.

Soit : montant du loyer x nouvel IRL du trimestre de référence / ancien IRL du trimestre de référence de l’année précédente.

Si le bail fait référence à l’IRL du 1er trimestre, la révision du loyer sera calculée ainsi : loyer x IRL du 1er trimestre 2026 / IRL du 1er trimestre 2025.

Pour un loyer de 500 €, le loyer révisé sera égal à : 500 € x 145,48 / 144,64 = 503,94 €.

Pour aider à calculer la révision du loyer, il est possible d’utiliser en ligne le simulateur de l’Anil (Agence nationale pour l’information sur le logement).

La révision du loyer n’est pas automatique. Le propriétaire bailleur a un an pour la demander. Et elle n’a pas d’effet rétroactif. En cas d’oubli par le propriétaire, ce dernier ne pourra pas rattraper la révision du loyer qu’il n’aurait pas appliqué pour les mois ou les années passés.