En 2026, Roland-Garros distribue 61,723 millions d’euros à ses participants, soit une hausse de 9,5 % par rapport à 2025, et une progression de 45 % depuis 2019. Des chiffres qui impressionnent. Cela reflète un engagement constant en faveur de l’augmentation de la rémunération des joueurs au fil du temps.
Prize money des tounroi du grand Chelem
Bien que son prize money ai connu une revalorisation importante par rapport à l’année dernière, les récompenses restent faibles comparées aux autres tournois du grand Chelem. En effet l’US Open, disputé à New York, trône au sommet avec une dotation qui a dépassé les 90 millions de dollars en 2025 soit environ 82 millions d’euros. On retrouve ensuite Wimbledon et l’Open d’Australie, puis Roland-Garros en queue de peloton. Cet écart nourrit depuis longtemps les critiques de certains joueurs, même si la progression parisienne ces dernières années est indéniable.
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Cette année, les vainqueurs du simple messieurs et dames se verront attribuer chacun une récompense de 2,8 millions d’euros. Le finaliste touche 1,4 million, tandis qu’un demi-finaliste autour de 700 000 euros. Des sommes qui donnent le vertige, surtout quand on les compare au salaire moyen d’un Français dans le privé : 2 733 euros nets par mois en 2024, selon l’INSEE.
En descendant dans le tableau, le décor change. Un joueur éliminé dès le premier tour repart avec environ 87 000 euros bruts. Une somme correcte en apparence jusqu’à ce qu’on la confronte aux réalités d’une saison professionnelle. Billet d’avion, hôtel, entraîneur, kinésithérapeute, préparateur physique : un joueur classé entre la 100e et la 200e place mondiale peut facilement engloutir l’essentiel de ses gains en frais de fonctionnement. Pour beaucoup, le tennis professionnel ressemble moins à un eldorado qu’à une course permanente pour boucler les fins de mois.
Le tournoi de Roland-Garros respecte la parité entre les hommes et les femmes dans le versement des primes depuis 2007.
Prize money : bras de fer entre joueurs et organisateurs
Depuis plusieurs mois, une tension s’est installée entre une partie des meilleurs joueurs du monde et les Grands Chelems.
Le raisonnement des joueurs tient en quelques chiffres : en 2024, le tournoi a généré plus de 400 millions d’euros de revenus. Le prize money, lui, ne représente qu’environ 15 % de cette somme. Les joueurs en réclament 22 %, soit le niveau habituel pratiqué dans les tournois du circuit professionnel classique, l’ATP pour les hommes et la WTA pour les femmes, qui regroupent l’ensemble des compétitions organisées tout au long de la saison en dehors des Grands Chelems.
Des noms comme Carlos Alcaraz, Coco Gauff ou Aryna Sabalenka ont signé une lettre ouverte aux instances dirigeantes dans le but de réclamer de meilleures pensions de retraite, une couverture médicale renforcée, et surtout une vraie place dans les décisions qui concernent leur propre carrière. En résumé : être traités en partenaires, pas en simples participants.
Cependant la position de la Fédération française de tennis (FFT) reste éloignée de celle des joueurs, qui argue faire déjà des efforts avec l’augmentation des récompenses de tournoi.
Tennis fauteuil et quad : des disciplines qui comptent
Depuis plusieurs années, le tournoi intègre dans son programme officiel des épreuves de tennis fauteuil et de quad. En 2026, leur dotation globale progresse de plus de 14 %. C’est la hausse la plus forte de toutes les catégories du tournoi.
Deux disciplines, deux réalités. Le tennis fauteuil se joue sur chaise roulante, avec une règle clé : la balle a le droit de rebondir deux fois avant d’être renvoyée. Le quad, lui, est réservé aux athlètes dont le handicap touche aussi les membres supérieurs, certains fixant donc leur raquette directement à la main pour jouer.
En 2026, le vainqueur d’un simple fauteuil ou quad repart avec 63 900 euros. Pour les épreuves en duo, où deux joueurs forment une équipe face à une autre, la prime tombe à 21 650 euros à partager. L’écart avec les 2,8 millions du vainqueur en simple valide est brutal, malgré une amélioration avec les années.