Bonne nouvelle pour les travailleurs. Une revalorisation du Smic dès le 1er juin 2026 a été annoncée par le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, sur France Info, le 13 mai.
Une augmentation « mécanique » du salaire minimum, liée à la reprise de l’inflation, qui s’établit en avril à 2,2 % sur un an, selon la dernière communication de l’Insee.
Un Smic mensuel porté à près de 1 860 € en juin 2026
Le ministre du Travail a déclaré que « le smic va augmenter autour de 2,4 %, on est en train d’affiner le deuxième chiffre après la virgule ».
Cela devrait représenter une hausse d’environ 44 euros bruts par mois pour un salarié au Smic, dès le 1er juin, selon les propos Jean-Pierre Farandou.
Le Smic mensuel pourrait donc atteindre 1 866 € bruts, sur la base de la durée légale du travail de 35 heures hebdomadaires, contre 1 823 € depuis le 1er janvier 2026, ou 12,3 € brut/heure (contre 12,02 € actuellement).
Revalorisation automatique du Smic lorsque le taux d’inflation dépasse les 2 %
Le Smic est revalorisé tous les ans au 1er janvier, notamment sur la base de l’inflation hors tabac constatée pour les 20 % de ménages les plus pauvres.
Au 1er janvier 2026, le Smic a été revalorisé de 1,18 %.
Mais une revalorisation en cours d’année est prévue par le code du Travail lorsque l’inflation progresse de plus de 2 % sur les douze derniers mois par rapport l’indice pris en compte lors de la dernière revalorisation du Smic. Le Smic est alors augmenté automatiquement dans les mêmes proportions.
L’Insee a indiqué le 13 mai que les prix à la consommation ont augmenté en avril de 2,2 % sur un an (+1 % sur un mois). « Cette hausse de l’inflation s’explique de nouveau par la forte accélération des prix de l’énergie », et en particulier du pétrole, dans le contexte du conflit au Moyen-Orient.
Dès la fin avril, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, avait évoqué une hausse « d’au moins 2 % » en juin. Le montant exact de l’augmentation du Smic au 1er juin 2026 pourrait encore évoluer légèrement.
De nouvelles aides financières pour les ménages les plus modestes
D’autres mesures précédemment annoncées devraient améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs ayant de faibles ressources.
Les foyers les moins aisés (dont le revenu fiscal de référence est inférieur ou égal à 16 88 euros par part), qui parcourent plus de 8 000 kilomètres par an pour des activités professionnelles (aide à domicile, infirmières…), ou habitent à plus de 15 km de leur lieu de travail (soit 30 kilomètres aller/retour par jour), vont bénéficier d’une aide carburant à compter du 27 mai 2026.
Et la prime d’activité, perçue par les salariés, fonctionnaires, travailleurs indépendants… disposant de faibles ressources, est revalorisée de 50 € par mois et par bénéficiaire en moyenne, pour près de 3 millions de ménages les plus modestes. Cette bonification, établie depuis le 1er avril, sera effectivement perçue à partir de juillet 2026.