Le Mexique part favori sur le terrain et son avance se confirme sur le plan économique, même si l’Afrique du Sud conserve quelques atouts non négligeables.
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Le Mexique, une économie plus riche et plus stable
Avec presque 130 millions d’habitants et le rang de 13ème économie mondiale, le Mexique fait figure de poids lourd à l’échelle internationale. Son PIB par habitant, mesuré en parité de pouvoir d’achat, s’élève en 2024 à 26 185 dollars, contre 15 456 dollars pour l’Afrique du Sud. Cet écart traduit un niveau de vie moyen sensiblement plus élevé au Mexique, qui bénéficie notamment de son intégration dans les chaînes de valeur nord-américaines, en particulier grâce à l’accord de libre-échange qui le lie aux États-Unis et au Canada. Cette proximité avec la première économie mondiale a permis au pays de profiter ces dernières années du mouvement de nearshoring, c’est-à-dire de la relocalisation des chaînes de production à proximité des grandes économies.
La comparaison est également favorable au Mexique en matière de finances publiques. La dette de l’État mexicain s’établit à 45 % du PIB en 2024, un niveau modéré, tandis que celle de l’Afrique du Sud atteint 76 % du PIB. La trajectoire de la dette sud-africaine est d’ailleurs particulièrement surveillée par les agences de notation, en raison du poids croissant des intérêts dans le budget de l’État et des difficultés persistantes du pays à renouer avec une croissance soutenue.
Enfin, le Mexique présente une société moins inégalitaire que son adversaire. Le coefficient de Gini, qui mesure les inégalités de revenus sur une échelle de 0 (égalité parfaite) à 100 (inégalité maximale), s’établit à 43,5 au Mexique contre 54,1 en Afrique du Sud. Cette dernière demeure l’un des pays les plus inégalitaires au monde, héritage notamment de son histoire.
Mexique 3 – Afrique du Sud 0
L’Afrique du Sud sauve l’honneur grâce à l’innovation
Si le tableau macroéconomique est largement favorable au Mexique, l’Afrique du Sud parvient toutefois à marquer un but, en particulier sur le terrain de l’innovation. Les dépenses de recherche et développement y représentent 0,61 % du PIB en 2022, contre seulement 0,26 % au Mexique. Ces chiffres restent modestes au regard des standards des pays développés (la moyenne de l’OCDE dépasse 2,5 %), mais ils traduisent un effort relativement plus marqué de l’Afrique du Sud pour soutenir son tissu scientifique et technologique.
En revanche, en matière de transition énergétique, le Mexique conserve une longueur d’avance, avec une part des énergies renouvelables atteignant 7,28 % de son mix énergétique, contre 4,01 % pour l’Afrique du Sud. Cette dernière reste très largement dépendante du charbon, qui assure encore l’essentiel de sa production électrique, ce qui pèse à la fois sur ses émissions de gaz à effet de serre et sur la fiabilité de son réseau.
Score final : Mexique 4 – Afrique du Sud 1
Sur le plan économique comme sur le plan sportif, le Mexique s’impose donc nettement face à l’Afrique du Sud. Les deux économies, malgré leurs difficultés, conservent un fort potentiel de développement et joueront un rôle croissant dans les équilibres économiques mondiaux des prochaines décennies.