Hausse des taux des prêts immobiliers : un surcoût pour les acquéreurs
« Après une première phase de hausse en début d’année, suivie d’une période de stabilisation entre février et avril autour de 3,23 %, les taux ont renoué avec une trajectoire ascendante : +3 points de base en mai, +1 point en juin et +4 points en juillet, portant le taux moyen du marché à 3,30 %. », peut-on lire dans le rapport de l’Observatoire du Crédit Logement. Soit les taux observés en décembre 2024.
A ce taux « brut » il convient d’ajouter le coût des garanties et de l’assurance décès invalidité : en moyenne, pour une personne âgée de moins de 45 ans, il faut rajouter 0,35 % à 0,55 %. Un coût qui peut grimper à près de 0,90 % selon le profil (emprunteurs plus âgés notamment).
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Hausse de la durée moyenne des crédits immobiliers
En juillet 2026, la durée moyenne des prêts accordés s’est établie à 253 mois (soit plus de 21 ans en moyenne), un niveau historiquement élevé. « Cette stratégie permet aux banques de soutenir les projets des ménages alors que le coût des opérations immobilières continue de peser sur leur capacité d’emprunt ». Mais cette hausse de la durée a un coût non négligeable pour les candidats à l’acquisition : en juillet 2026, 51 % des prêts ont été consentis sur 25 ans ou plus, contre 46,8 % en moyenne en 2025.
Pour un crédit de 100 000 € à 4 %, le coût des intérêts est de 33 144 € sur 15 ans, de 45 435 € sur 20 ans… Et de 58 351 € sur 25 ans !
Face à ces deux paramètres, l’étude du Crédit logement note que la production de crédits recule de 21,5 % par rapport à l’année dernière et le nombre de prêts accordés de 19,7 %.