Taxe foncière : un coût qui grimpe pour les propriétaires
Les avis d’imposition sont arrivés sur le site des impôts depuis le 27 août pour les contribuables non mensualisés, et seront disponibles à partir du 19 septembre prochain pour ceux qui ont opté pour la mensualisation.
Le coût moyen de la taxe foncière s’élève à environ 1 070 €. Mais de nombreuses disparités existent : en effet, c’est sur la base de la valeur locative du bien que la taxe foncière est établie. En fonction de la surface, des éléments dits « de confort » (salle de bains…) et des aménagements extérieurs (véranda, garage, piscine…) la facture peut être très salée.
Pour 2026, le taux de revalorisation nationale, de 0,8 % reste faible (fonction de l’inflation). Mais les années précédentes, les hausses ont été sensiblement plus élevées (de 1,7 % en 2025, de 3,9 % en 2024 et de 7,1 % en 2023). Et à ces taux, les communes peuvent décider de voter des hausses personnalisées.
Impôts locaux 2026 : qui a vu ses taxes augmenter, et pourquoi ?
En 2026, la stabilité domine la fiscalité locale dans le domaine de l’immobilier. De 83 % à 90 % des communes ont reconduit leurs taux d’imposition sur le foncier à l’identique, et la part de celles qui ont voté une baisse des taux est très faible (moins de 1 % des communes, toutes taxes confondues). Cependant, un certain nombre de communes ont choisi d’augmenter leurs taux. La taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THS) est particulièrement concernée, avec 16,4 % des communes qui l’ont relevée. Viennent ensuite la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB, 13,6 % des communes) et la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB, 12,4 % des communes)
Quand payer la taxe foncière ?
Tout dépend du mode de règlement :
- paiement en ligne : la date limite de paiement est fixée au 20 octobre 2026 minuit
- paiement par d’autres moyens (chèques, virements, espèces…) : la date limite de paiement est fixée au 15 octobre 2026. Cette méthode de paiement est uniquement possible si votre montant d’imposition est inférieur à 300 euros.
Les personnes mensualisées (sur 10 mois) devront, le cas échéant, régler le solde en novembre et décembre si la taxe foncière a augmenté entre 2025 et 2026. Ils recevront alors un nouvel échéancier, pour leur prélèvement de 2027.
Quelques cas d’exonération de la taxe foncière
Des exonérations de taxe sur le foncier bâti sont prévues pour certains contribuables : bénéficiaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), de l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI), personnes titulaires de l’allocation aux adultes handicapées (APA), personnes âgées de plus de 75 ans sous condition de niveau de revenu…
Il existe également un mécanisme de plafonnement de la taxe foncière en fonction de vos revenus. Votre revenu fiscal de référence de 2025 (figurant sur votre avis d’impôt sur le revenu reçu à l’été 2026) ne doit pas excéder la somme de 30 083 euros pour la première part de quotient familial, majorée de 7 029 euros pour la première demi-part supplémentaire et 5 533 euros à compter de la deuxième demi-part.
Taxe d’habitation : fortes hausses sur les résidences secondaires
La taxe d’habitation (à payer lors de l’automne) a été supprimée depuis 2020 sur les résidences principales. Pour les autres biens (résidences secondaires) elle reste due.
De très nombreuses communes situées en zone tendue appliquent une majoration de la taxe d’habitation, qui peut majorer le montant de l’impôt de 5 % à 60 %. C’est notamment le cas à Paris. C’est un levier de plus en plus utilisé : environ 1 700 communes y ont eu recours en 2024, 1 300 en 2025, et près de 2 400 en 2026. Il cible donc les propriétaires de résidences secondaires, non-résidents de la commune, plutôt que l’ensemble des contribuables locaux.
Ces hausses ne touchent pas les communes de façon uniforme, ce sont les petites communes (moins de 3 500 habitants) qui sont, de loin, les plus concernées, avec 14 à 18 % de leurs habitants touchés par une augmentation selon la taxe.