Chaque année, la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes) détermine le coût de la rentrée universitaire pour un étudiant non boursier.
La FAGE, fondée en 1989, est la première organisation étudiante de France.
Le syndicat étudiant Unef a également publié en août 2026 son enquête annuelle sur l’évolution du coût de la vie étudiante.
Chacun de ces organismes met l’accent sur l’intensification de la précarité étudiante.
Pour faire face aux frais de rentrée, les étudiants peuvent être contraints de travailler davantage pendant les études (50 % des étudiants doivent se salarier en parallèle de leurs études), renoncer à des dépenses essentielles, réduire leurs dépenses d’alimentation, reporter des soins de santé…
Coût de la rentrée universitaire 2026
Le coût de la rentrée universitaire 2026 est de 3 240 € en moyenne pour un étudiant non boursier.
Le coût de la rentrée étudiante s’élève à 3 239,79 € en 2026, contre 3 227 € l’an passé (+0,40 % sur un an).
Ce coût global est calculé pour un étudiant de 19 ans qui commence ses études dans l’enseignement supérieur en licence 1 (ou équivalent) à l’université, sans double inscription, non boursier, qui a quitté le domicile familial.
Les frais pris en compte dans l’indicateur du coût de la rentrée étudiante se répartissent entre 2 types de frais principaux :
- Les frais de vie courante: loyer et charges locatives, alimentation, loisirs, transports, téléphonie et internet, vêtements, produits d’hygiène et d’entretien. Ces frais sont récurrents et répartis sur l’ensemble de l’année. Ils s’élèvent à 1 145 € en moyenne pour 2026 ;
- Les frais spécifiques à la rentrée universitaire: frais d’inscription, cotisation à la Contribution de Vie et de Campus (CVEC), de 105 € pour l’année universitaire 2026-2027, frais d’agence immobilière, cotisation d’assurance logement, cotisation de complémentaire santé, achat de fournitures et matériels pédagogiques. Leur montant moyen s’établit à 2 095 € à la rentrée 2026.
Les étudiants boursiers sont exonérés des droits d’inscription et de la CVEC.
Les charges budgétaires de la vie courante
Le logement représente plus de la moitié des dépenses courantes, avec un loyer étudiant moyen de 637 €/mois, en hausse de 9,6 % sur un an selon la FAGE. Après règlement du loyer, 52 % des étudiants disposeraient de moins de 200 euros par mois pour couvrir leurs autres dépenses (alimentation, déplacements, soins…).
Dans son enquête 2026, l’Unef fait état d’une hausse annuelle des loyers de +2,87 % dans le parc privé et de +1,04 % pour les logements en résidence Crous.
L’alimentation constitue le deuxième poste de dépenses selon la FAGE, pour un montant de 181 €/mois (hors restauration universitaire). 20 % des étudiant déclarent ne pas manger à leur faim. Et de nombreux étudiants déclarent réduire les quantités, sacrifier la qualité ou sauter des repas.
Selon la FAGE, les transports représentent environ 152 €/mois. Ce montant intègre le prix des abonnements étudiants ou jeunes aux transports en commun et un aller-retour par semaine au domicile familial. Le coût moyen des transports est encore plus élevé pour l’Unef : 254,14 € pour les étudiants boursiers (+3,07 % sur un an) et 278,59 € pour les non boursiers (+2,29 %).
Étudiants ultramarins et étrangers hors Union européenne
Les coûts de rentrée sont beaucoup plus élevés pour les étudiants ultramarins et étrangers hors Union européenne.
Le coût de la rentrée pour les étudiants ultra-marins est évalué à 4 475 € par l’indicateur de la FAGE. Ce surcoût est lié notamment aux frais de transport pour les jeunes venant étudier en métropole
Le coût de la rentrée pour les étudiants étrangers hors Union européenne s’élève à 7 023 €, plus du double que pour les étudiants de l’Hexagone. Ce surcoût est dû à diverses mesures, issues notamment de la loi de finances pour 2026, qui touchent spécifiquement les étudiants étrangers :
- Frais d’inscription différenciés : par exemple 2 895 € pour une inscription en licence contre 178 € pour un étudiant de métropole, pour une inscription en master : 3 941 € contre 255 € (soit des frais d’inscription multipliés par 16) ;
- Suppression des APL depuis le 1er juillet 2026 (pour les étudiants extra-européens non boursiers) ;
- Doublement du coût du titre de séjour étudiant (au 1er mai 2026) ;
- Augmentation des ressources exigées pour venir étudier en France, depuis le 1er août 2026.
Quelles aides financières pour les étudiants ?
Les étudiants peuvent bénéficier de différentes bourses et autres aides financières, selon les études poursuivies, la composition familiale et le niveau de ressources du foyer fiscal de rattachement.
Les bourses de l’enseignement supérieur sur critères sociaux sont attribuées par les Crous aux étudiants dont les parents ont des faibles ressources. Leur montant va de 1 454 € à 6 335 € par an selon l’échelon boursier.
Cette bourse sur critères sociaux peut être complétée par l’aide au mérite de 900 € pour les bacheliers ayant eu une mention Très bien au bac.
Il existe également différentes aides à la mobilité, pour les étudiants boursiers qui changent de région ou de pays pour poursuivre leurs études.
Les étudiants boursiers et les bénéficiaires d’une aide annuelle du Crous de moins de 28 ans peuvent bénéficier de l’aide pass Sport de 50 € pour s’inscrire dans un club sportif ou une salle de sport.
Depuis le 4 mai 2026, tous les étudiants, boursiers ou non boursiers, bénéficient du repas à 1 euro dans les restaurants universitaires.
Pour se loger, les étudiants peuvent avoir accès à des aides pour accéder à un logement ou faciliter le paiement du loyer :
- les aides au logement de la Caf (aide personnalisée au logement (APL), allocation de logement à caractère social (ALS) ou allocation de logement à caractère familial(ALF)),
- les dispositifs financés et gérés par Action Logement : garantie Visale (dispositif de caution), Loca Pass (avance du montant du dépôt de garantie), Mobili Jeunes (aide au paiement du loyer pour les étudiants en alternance).
D’autres aides régionales, départementales ou communales existent. Pour connaître les aides auxquelles un étudiant a droit, il peut faire une simulation en ligne sur le site 1jeune1solution.gouv.fr